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26 août 2016

Festival country et western de Ste-Anne-du-Lac

Une quatrième édition couronnée de succès

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

L’hommage à CCR fait par le groupe Traveling band a attiré un grand nombre de spectateurs au Festival  country et western à Sainte-Anne-du-Lac.
L’hommage à CCR fait par le groupe Traveling band a attiré un grand nombre de spectateurs au Festival country et western à Sainte-Anne-du-Lac.

Encore une fois, c’était mission accomplie pour les organisateurs du Festival country et western de Sainte-Anne-du-Lac. Réussir à attirer autant de monde en provenance de plusieurs régions du Québec et des autres provinces dans ce petit village situé à l’extrémité de la 309 Nord est tout un exploit en soi.

«C’est un succès!», rapporte Sandy Miller, présidente du comité organisateur. Selon les commentaires recueillis auprès des spectateurs, l’ambiance, l’accueil chaleureux des gens de la place et le cachet naturel de la municipalité incitent les gens à revenir année après année. «L’hommage à CCR avec le Traveling band clôturait la soirée du samedi. C’est un peu du rock country et tout le monde aime la musique de CCR. On a aussi beaucoup de grands noms, comme Jonathan Godin, René Grondin, Dany Daraiche, Véronique Labbé et Julie Daraiche qui sont tous très appréciés du public. La notoriété du festival commence à faire son effet... On reçoit des gens de Montréal, de Timmins, Ontario, de St-Gabriel de Brandon, de Val-des-Monts, de l’Abitibi et de Valleyfield», soulignait Mme Miller.

Amener des artistes de la relève

«Mon but c’est d’amener des artistes de la relève dans la région pour les faire connaître ainsi que des grands noms du country d’hier à aujourd’hui», soulignait à son tour le directeur artistique du festival, Benoît Chalifoux. Celui-ci inclut aussi dans sa programmation des artistes de la région. «Tous les artistes qui se produisent sur la scène de notre festival reçoivent un cachet», ajoutait M. Chalifoux qui, étant lui-même un auteur-compositeur et interprète, met un point d’honneur sur ce dernier point». Samedi après-midi, le comité organisateur en a d’ailleurs profité pour souligner publiquement les 25 ans de carrière artistique de leur directeur artistique qui venait tout juste de terminer sa performance sur scène. Cette année, les organisateurs ont ajouté une aire d’activités et d’animation pour amuser les enfants afin d’ajouter un cachet plus familial à leur événement. Aussi, pour souligner le centenaire de Sainte-Anne-du-Lac, le constructeur du canot de 48 pieds de long, Denis Bélec, offrait aux festivaliers des randonnées sur le lac.

Spectacles

La programmation du festival offre, à chacune de ses éditions, une belle diversité artistique. Mais cette année, les organisateurs ont pris par surprise leurs convives, en insérant dans leur programmation un volet un peu plus blues et jazz. Présenté vendredi soir pour clôturer la soirée, ce «petit test» ne s’est pas du tout avéré concluant, reconnaissaient Sandy Miller et Benoît Chalifoux lors d’une entrevue accordée au journal Le Courant. Avec ce volet, les organisateurs souhaitaient attirer plus de jeunes pour leur faire connaître en même temps la musique country tout en croyant satisfaire les goûts musicaux des mordus de la musique country. Surpris en entendant les premières notes, les festivaliers ont graduellement quitté le chapiteau hormis une trentaine de spectateurs. Pour ceux qui sont restés sur place, Jim Zeller et Carl Tremblay ont livré toute une performance et plus de 2 heures de spectacle. Armé de ses 7 à 8 harmonicas, Zeller, un grand virtuose de la musique à bouche, était vraiment impressionnant, rapportaient André Bélanger et Colette Labelle qui ont assisté au spectacle. «On avait l’impression qu’il y avait un orchestre complet avec lui». Ces derniers ont, entre autres, beaucoup aimé la version jazzée de la chanson thème du film «Le parrain» que leur a offerte Zeller avec son gros harmonica. Puis dès que Carl Tremblay a mis le pied sur le stage, il a mis le feu dans la boîte! C’était impossible de rester assis, soulignaient les deux festivaliers. Avec sa voix rauque, Carl Tremblay dégage autant de charisme sur scène que Michel Pagliaro dans le temps, soutenait M. Bélanger. Il est même descendu de scène pour venir chanter et danser avec les spectateurs. C’est dommage que les gens soient partis tôt, car ils ont manqué un très bon spectacle». Mais la réaction du public était sans équivoque et elle incite les organisateurs à revenir à une programmation plus conservatrice et centrée sur le country et western pour les prochaines éditions du festival.

Le comité organisateur remercie ses bénévoles et ses commanditaires pour leur générosité et leur contribution à la réussite de cet événement.C

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Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

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