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7 novembre 2016

L’ajout...

Quand je vous ai livré mes derniers états d’âme, je n’allais jamais au-delà de cinq cents mots par chronique. Depuis, beaucoup de choses ont changé. D’abord, vous l’avez sans doute remarqué, le format du journal que vous êtes par hasard en train de lire, a été modifié. Ensuite, sans qu’il n’y ait aucun rapport, toute une enfilade d’événements sans importance se sont produits dans nos vies de même que dans celle des autres.

Je ne pourrai bien sûr vous les relater tous. Même avec l’ajout de quelque soixante-cinq éléments lexicaux, ce sera nettement insuffisant. Je ne suis pas rémunéré aux maux.

Je ne parle pas de la température ni des déboires, ni des succès de nos différents athlètes sur la scène locale, nationale ou internationale. Il y en a tellement ! Au hockey, nous avons vaincu les Américains, les Russes, etc. Par contre, à la diplomatie, ne sommes-nous pas un peu diplodocus ?

Il y a eu aussi, sans relâche, les différents chassés-croisés des trêves non respectées au-dessus d’Alep en Syrie (pour vous situer), tout en exceptant les autres guerres passées sous silence. Le silence assourdissant des bombes. C’est un peu comme si on appliquait les principes de la tribométrie pour découvrir, par élimination, qui sera le premier à lâcher parce que ça chauffe trop...

Hilary et Trump s’engueulent à bouche que veux-tu. Les uns mentent, les autres aussi. Tous s’en foutent, les opposants excepté. Le Parti Québécois se mord la queue depuis qu’il n’a plus de tête. La poule aux œufs d’or, ce n’est pas pour après-demain. Le parti Libéral, lui, se cogne la tête depuis qu’il est au pieu. Au final, tout le monde est solidaire pour ne pas faire mieux. Le bouquet, avec tous ces médecins doux, c’est qu’ils persistent à croire que les super-infirmières seront toujours meilleures avec une meringue qu’avec une seringue. Je m’en remets à vous pour le partage final. En cela, je vous confie que je préfère la pêche à la chaussette que la pêche au Messie.

La chaussette, nous avons davantage de possibilités de l’attraper, surtout lorsqu’elle baigne dans son jus. D’avance, on sait qu’il sera imbuvable (le jus), alors que les propos de certains de nos politiciens...

La chaussette disparaît dans la laveuse ou lors de son séchage. Nous passons donc de la chaussette en paire à la chaussette en fils unique. C’est pourquoi, un beau jour, je me suis mis au repêchage comme au hockey. Ma blonde m’a trouvé un peu débile au début. Quand elle a vu que je réussissais à réappareiller ces petits éléments vestimentaires au moyen d’un fil et d’un hameçon en lançant le tout derrière nos appareils ménagers, elle a fini par conclure que j’étais un sportif dépareillé.

Avec cette technique, on a en plus droit à la reprise. Retirer un hameçon d’une chaussette de laine ébouriffée n’est pas chose facile. Avec un certain entraînement, on y parvient certes, mais régulièrement, cela cause aussi des dommages collatéraux. Un peu comme lors de certaines guerres soi-disant chirurgicales... mais bon, une chaussette, ça se répare. Pas besoin d’être une lumière. On nécessite d’une ampoule, de fil, d’une aiguille et d’une maman qui sait y faire. Je ne sais pas si vous le savez, aujourd’hui, avec notre société de surconsommation, même les humains sont jetés ou rejetés comme de vieilles chaussettes sales ou trouées...par des balles, mais ceci est une autre histoire.C

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