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6 novembre 2019

Avec la fermeture temporaire de Fortress La région fait les frais des tensions avec la Chine

Simon Dominé , Rédacteur en chef

La baisse de revenus pour Fortress à Thurso est due aux tensions internationales entre la Chine, le Canada et les États-Unis, selon Denis Lebel, PDG du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ). Photo : Pixabay.
La baisse de revenus pour Fortress à Thurso est due aux tensions internationales entre la Chine, le Canada et les États-Unis, selon Denis Lebel, PDG du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ). Photo : Pixabay.

De passage à Mont-Laurier le 17 octobre dernier, le PDG du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), Denis Lebel, a donné son point de vue sur la fermeture temporaire de l’usine de Fortress à Thurso. Pour lui, la crise diplomatique entre la Chine et le Canada est directement en cause. 

« Avec mes yeux à moi, c’est que le prix de vente du produit qu’ils [Fortress] fabriquent a baissé de plusieurs centaines de dollars la tonne dans les derniers temps, parce que leur marché d’exportation à eux est la Chine. Donc, les problèmes de commerce international du Canada et des États-Unis avec la Chine viennent impacter des compagnies comme celle de Fortress à Thurso », a lancé le PDG du CIFQ.

Il a rappelé que toute la matière ligneuse était récupérée par l’industrie et que les résidus destinés à devenir des sous-produits étaient écoulés vers les entreprises comme Fortress. Les différents intervenants étant inter-reliés dans l’industrie, les problèmes de l’un deviennent souvent ceux des autres.  

« C’est une série de dominos. Tout le monde est impacté. Ça va prendre quelques semaines avant que les gens puissent retomber sur leurs pattes », a illustré M. Lebel. 

Crise diplomatique

C’est l’arrestation le 1er décembre 2018 à Vancouver de Meng Wanzhou qui a mis le feu aux poudres entre Ottawa, Washington et Pékin.  

Cheffe de la direction financière de la compagnie Huawei, Mme Wanzhou a été appréhendée par la police canadienne à la demande de la justice américaine qui réclame son extradition. Elle est soupçonnée d’avoir contourné les sanctions américaines imposées à la république islamique d’Iran.  

Depuis, la Chine a interdit sur son sol les semences canadiennes de canola, suspendu les importations de viande canadienne et arrêté deux Canadiens : un ancien diplomate, Michael Kovrig, ainsi qu’un homme d’affaires, Michael Spavor. 

Deux autres Canadiens soupçonnés de trafic de drogue ont été condamnés à mort en Chine. 

S’agit-il de mesures de rétorsion? Officiellement, le gouvernement chinois invoque des raisons de sécurité nationale. 

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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