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7 octobre 2019

Sépaq

De retour en grève à l’Action de grâce

Jordan Maheu

Le syndicat des employés de la Sépaq dénonce des propositions salariales « dérisoires » (photo : gracieuseté - SFPQ Région 5 Laurentides, Lanaudière, Outaouais).
Le syndicat des employés de la Sépaq dénonce des propositions salariales « dérisoires » (photo : gracieuseté - SFPQ Région 5 Laurentides, Lanaudière, Outaouais).

La grève du 21 au 25 septembre dernier des employés syndiqués de la Sépaq n’a pas entrainé des résultats escomptés dans les négociations avec leur employeur. Leur syndicat a alors annoncé un retour au piquetage à la fin de semaine de l’Action de grâce.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a laissé savoir que la grève débutera le vendredi 11 octobre à 6h30 pour se terminer le lundi 14 octobre à 23h59.

L’arrêt de travail des employés syndiqués touchera 23 parcs nationaux du Québec, dont le Parc national de Plaisance en Outaouais, le Parc national du Mont-Tremblant dans les Laurentides, le Parc national d’Opémican en Abitibi-Témiscamingue et le Parc national d’Aiguebelle aussi en Abitibi-Témiscamingue.

« Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous annonçons une nouvelle grève. Il s’agit malheureusement du seul moyen pour assurer des conditions de travail décentes à celles et ceux qui œuvrent à protéger nos plus beaux espaces naturels. […] Pour le moment, le gouvernement Legault ne permet toujours pas à la Sépaq de bonifier son offre de la dernière fois. On fait face à un employeur et un gouvernement qui maintiennent une offre déconnectée du marché du travail », a expliqué par voie de communiqué le président général du SFPQ, Christian Daigle.

De son côté, la Sépaq a précisé que l’accès aux parcs nationaux et à leurs hébergements sera tout de même préservé lors du congé de l’Action de grâce. En raison de l’effectif réduit, il y aura toutefois moins de services pour la restauration, la location d’équipement nautique et les activités guidées.

Négociations toujours en cours

Des négociations entre les deux parties sont prévues avant la fin de semaine de l’Action de grâce. Le président régional Laurentides-Lanaudière-Outaouais pour le SFPQ, Michel Girard, espère d’ailleurs en arriver à une entente d’ici là.

« À cause des délais prévus par le code du travail pour déposer des avis de grève, on avait un calendrier de préparé. Il y a des moments plus achalandés pour la Sépaq, l’Action de grâce en faisant partit. D’après les délais que nous avions, on n’avait pas le choix d’envoyer l’avis de grève hier (1er octobre) pour être capable d’avoir la fin de semaine de l’Action de grâce », a-t-il mentionné.

M. Girard estime tout de même que la première grève déclenchée par les syndiqués a eu un impact. Il est d’avis que cette grève a permis aux deux parties de retourner à la table des négociations.

« Depuis le début des négociations, c’est toujours comme ça. Ça prend toujours un peu de pression pour que l’on soit capable de s’asseoir avec eux. Ce n’est vraiment pas plaisant, mais on n’a pas le choix », a-t-il dit.

L’enjeu salarial

La convention collective des employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) est arrivée à échéance en décembre 2017, mais elle avait été prolongée pour une année supplémentaire. C’est alors depuis le 31 décembre 2018 que les employés sont sans convention collective. Une entente avait été déposée au mois de juillet dernier, mais elle a été refusée par la majorité des membres. Le SFPQ avait alors déposé une contre-offre qui a été refusée à son tour par la Sépaq.

C’est l’enjeu salarial qui est au cœur des discussions. Michel Girard a mentionné que le salaire actuel entraine un problème de rétention des employés. Plusieurs d’entre eux seraient obligés d’avoir un deuxième emploi.

« 80% des employés de la Sépaq gagnent entre 12,50$ et 17$ de l’heure. Ce sont des emplois saisonniers. Ce qu’ils revendiquent majoritairement c’est l’avancée salariale. La Sépaq met toujours sur la table des offres qui tournent autour du 1% et 1,5% en moyenne par année. On est encore très loin. La dernière offre que la Sépaq avait faite, on avait encore des emplois qui tournaient autour du 14$ et 17$ de l’heure. On tourne encore autour d’un salaire assez dérisoire », a expliqué M. Girard.

Michel Girard a affirmé que jamais le syndicat n’acceptera une offre inférieure à 2%. Le SFPQ demande au minimum une augmentation salariale pouvant couvrir l’inflation du coût de la vie.

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