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2 octobre 2019

Supercross de Montréal

Des coureurs d’ici fiers de s’être démarqués

Kathleen Godmer , journaliste

Suite à beaucoup d’hésitation, Cindy Trudel s’est inscrite et a eu droit au podium (photo : gracieuseté).
Suite à beaucoup d’hésitation, Cindy Trudel s’est inscrite et a eu droit au podium (photo : gracieuseté).

Le 14 septembre dernier, au stade olympique, s’est déroulé le Supercross de Montréal. Après six ans d’absence, l’événement était de retour pour une deuxième édition. Cette année, une panoplie de nouveautés étaient au programme. En plus des courses de la série Triple Crown Rockstar Energy qui rassemblaient l’élite internationale du motocross, les spectateurs ont eu droit à des courses de VTT, au retour de l’autocross, à un hommage aux légendes, à des démonstrations de moto trial et plus encore. Cindy Trudel, Bobby Desjardins et Jeff Larente étaient présents et ont bien représenté la région.

Native de Mont-Saint-Michel, Cindy Trudel a 41 ans et fait du motocross depuis 15 ans. Mère de famille, elle affirme avoir commencé sur le tard sa carrière. Elle est la vétérante dans la catégorie femme experte. La majorité de ses adversaires ont la moitié de son âge.

« J’ai gagné plusieurs championnats québécois en endurocross, en motocross et même aussi contre les garçons. L’an passé, j’ai aussi participé à la course au stade olympique. La piste était trop technique et malheureusement, il est pratiquement impossible pour la majorité des Québécois de pratiquer sur ce genre de piste. Une course de type Supercross est très différente des courses auxquelles on est habitué de participer. Généralement, ce sont des courses sur des circuits extérieurs, beaucoup plus longs, avec de gros sauts et de longues distances entre chacun d’eux et entre chaque virage. La piste au stade olympique est une piste avec des obstacles concentrés dans un espace relativement restreint, dont les sauts et les virages sont rapprochés », a-t-elle expliqué.

Depuis les dernières années, elle ne participe plus aux championnats provinciaux et se concentre plus sur le championnat national. Cette année, elle a beaucoup hésité avant de participer à l’édition 2019 au stade olympique de Montréal puisque l’an passé, la catégorie féminine a eu beaucoup de difficulté à démontrer son savoir-faire sur cette piste.

« Avec la venue des VTT, je me suis dit que la piste serait sûrement plus adaptée et moins extrême. J’ai donc pris la décision de m’inscrire, car la piste était technique, mais les meilleures étaient capables d’exécuter les principaux sauts. J’ai réussi le troisième temps des pratiques le matin. En après-midi en qualification j’ai terminé quatrième après avoir commis une erreur et chuté dans un virage. J’ai eu peur d’avoir bousillé ma finale en chutant à mon 3e tour, prenant plusieurs secondes pour repartir. Mais mon mécano Claude Morand continuait à m’encourager. J’ai réussi à remonter de la 8e à la 3e place », a raconté Mme Trudel.

« J’ai su profiter des erreurs des pilotes »

« Je course en quad dans la catégorie pro depuis 2003. J’ai pris une pause en 2014. De 2014 à maintenant, je pratique le motocross pour le plaisir, mais cette année, avec le retour du stade, j’ai réussi à m’entraîner quatre à cinq heures en VTT avant cette grande compétition. J’y ai participé de 2006 à 2012 et fait deux tops 5 durant ces années », a expliqué M. Desjardins.

Pour le Supercross, il a réussi à avoir le 2e meilleur temps parmi les meilleurs pilotes. « J’ai eu un départ en 6e position et grâce à mon expérience et ma constance, j’ai su profiter des erreurs des pilotes devant moi pour remonter en 2e position et terminer ma course en ne prenant pas de risque, car le premier était déjà loin devant », a-t-il mentionné.

M. Desjardins affirme que ce ne sera pas sa dernière expérience au stade. Tant que sa condition physique et son budget le lui permettront, il souhaite être là pour les prochaines années en espérant que la discipline du quad soit au programme pour les prochaines éditions.

« J’étais très fier de ma performance et vraiment content que mon cousin soit près de moi tout au long de la course. L’an prochain, je serai mieux préparé et j’espère bien pouvoir compétitionner pour la première position », a conclu M. Desjardins.

Une belle remontée

Venant tout juste d’avoir 32 ans, Jeff Larente travaille dans le domaine forestier. Il a sa propre machinerie depuis dix ans. Son père l’ayant initié, il fait du quad depuis qu’il est tout petit. C’est seulement en 2003 qu’il a commencé à faire de la course de VTT.

« J’ai coursé de 2003 à 2009 et en 2009, j’ai arrêté les courses pour acheter ma première machinerie. J’ai quand même participé au super motocross en 2010 avec un VTT prêté. J’ai pu participer, car j’avais déjà fait les finales au Supercross en 2008 et 2009. En 2010, je ne me suis pas classé à cause d’une blessure au dos et d’une commotion faite quatre jours avant en me pratiquant », a expliqué M. Larente.

Continuant à faire du motocross pour le plaisir, en 2017, il recommence à courser en Abitibi et rachète un VTT.

« Ma course au Supercross s’est très bien passée. Lors des calcifications, j’étais très surpris d’avoir fait le 3e meilleur temps sur 20. Avant la fin de semaine, j’étais quand même très confiant d’être au moins capable d’être dans les dix premiers pour pouvoir participer à la finale du samedi soir », a-t-il précisé.

C’est avec quelques petites craintes qu’il a pris le départ. « Nous étions les dix VTT les plus rapides à partir en même temps sur une piste pas très large et très technique, mais j’ai réussi à faire un départ sans accrochage. Je suis parti 6e ou 7e et j’ai tout de suite donné mon max jusqu’à la fin. J’ai fait une belle remontée avec mon cousin Bobby en plus », a expliqué M. Larente.

Les deux cousins, Bobby Desjardins et Jeff Larente étaient très fiers de monter ensemble sur le podium. Ils ont respectivement remporté les 2e et 3e positions (photo : gracieuseté).

« Je ne pouvais pas demander mieux comme fin de semaine ! Un beau podium avec un des meilleurs coureurs des États-Unis et mon cousin, en plus de toute ma famille qui était présente. Beaucoup de plaisir, de fierté et d’émotions partagés. » – Jeff Larente

« Le Supercross a toujours été ma course favorite, quand j’étais jeune pilote ... cet événement me motivait tout au long des saisons. » – Bobby Desjardins

« Les courses au stade olympique ont toujours été très reconnues et très réputées. Je crois qu’on a été six ou sept ans sans avoir de courses au stade. Évidemment c’est une des courses les plus médiatisées qui se déroule ici au Québec et c’est la course qui rejoint le plus grand nombre de fans. C’est une course prestigieuse et je me compte très privilégiée d’avoir gagné mes laissez-passer lors des deux dernières éditions. » – Cindy Trudel.

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Kathleen Godmer , journaliste

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