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16 septembre 2019

« Un village en trois dés »

Salle pleine pour Fred Pellerin

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Fred Pellerin (photo : Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Fred Pellerin (photo : Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Même si Fred Pellerin assure avoir délaissé le conte au profit des conférences, l’illusion n’a pas duré longtemps lors de son passage à Mont-Laurier le 14 septembre : la genèse de son village était à peine évoquée que l’Histoire a aussitôt cédé le pas au merveilleux.

« C’est pas un conte là ! J’en fais plus de contes. (…). C’est des conférence que je fais à c’t’heure », a lancé l’artiste en plein milieu de son spectacle « Un village en trois dés ».

Un spectacle qui était très attendu à Mont-Laurier, puisque toutes les places se sont envolées. Et à en croire Fred Pellerin, la capitale des Hautes-Laurentides n’est pas la seule ville du Québec qui se languissait de lui : « Le spectacle que vous avez attrapé à soir Mont-Laurier, on le tourne depuis deux ans. On est facilement rendu à 250 représentations sur les routes. Sa route est déjà toute tracée au spectacle, jusqu’à noël 2020. On va se rendre facilement à 400 représentations ».

Pourquoi le 12 avril 1865 ?

Pendu aux lèvres magiques de Fred Pellerin, le public s’est candidement prêté au jeu et l’a laissé dérouler à sa guise la trame de l’Histoire avec un grand « H » de Saint-Élie-de-Caxton.

En malicieux défricheur, Fred Pellerin s’est avancé sur scène pour partager à ses admirateurs une question qui le taraudait : qu’a-t-il bien pu se passer le 12 avril 1865 pour que l’érection canonique de Saint-Élie-de-Caxton soit enfin décidée ?

« (…) tu te dis : “qu’est-ce qu’il pouvait bien y avoir le 11 qui marchait pas ? Qu’est-ce qui a pu se passer le 12 pour que la sauce pogne” ? », a déclaré l’artiste à un public hilare et conquis d’avance.

Ni une ni deux : le voilà qui embarque son auditoire dans un palpitant chemin à l’envers pour trouver dans les archives du village, au milieu des procès verbaux, des avis de motion et des changements de zonage, la réponse à cette quête des origines.

Manque de chance : les trois premières pages du tout premier volume des archives ont disparu. Il faudra donc s’en remettre à la grand-mère « très archivée » de Fred pour le savoir.

Par le truchement de ses souvenirs, voilà qu’entrent en scène un jeune curé et sa vache, Méo le barbier, Toussaint Brodeur, la Roulette Rousse et la petite dernière, Rose Blanche, qui pourrait bien expliquer pourquoi c’est un 12 avril que Saint-Élie-de-Caxton est officiellement devenu un village.

Après 1h30 de spectacle, le conteur semblait enfin l’avait sa réponse : « Ma grand-mère, (…) elle disait qu’à partir du jour où les orphelins ont 1 000 pères, à partir du jour où la poste est plus forte que la guerre, où la foi choisit de s’exercer sur un axe horizontal, pis où un dé peut donner sept, ben logiquement, la question de l’existence, elle ne se pose même plus. C’est là que les plus belles histoires peuvent commencer. Toé Mont-Laurier, t’existes-tu » ?

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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