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4 juillet 2019

Femmes à l’œuvre

De la colonisatrice à l’institutrice

Hélène Desgranges , pigiste

Véronique Paul, directrice de la SHGHL et Maxime Ouellette-Legault, guide, devant une section de l’exposition (photo: Hélène Desgranges – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Véronique Paul, directrice de la SHGHL et Maxime Ouellette-Legault, guide, devant une section de l’exposition (photo: Hélène Desgranges – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Jusqu’au 31 juillet, la Société d’Histoire et de Généalogie des Hautes-Laurentides (SHGHL) tient une exposition témoignant de l’implication des femmes dans le développement des Hautes-Laurentides. De la colonisatrice à l’institutrice, en passant par la religieuse et l’infirmière, quatre thèmes se dévoilent grâce à des photos, des artéfacts et des documents d’archives. L’exposition permet de se souvenir mais aussi de mettre en lumière des faits moins connus.

C’est au studio de la maison de la culture de Mont-Laurier que le public peut voir gratuitement l’exposition. La SHGHL, par le biais d’un employé d’été, Maxime Ouellette-Legault, étudiant en histoire, offre des visites libres ou guidées de l’exposition Femmes à l’œuvre, jusqu’au 31 juillet.

C’est à l’automne 2018 que fut choisi le thème des femmes à l’œuvre par l’équipe de la SHGHL. À force de recevoir des fonds d’archives qui parlaient des femmes, le sujet s’imposa de lui-même.

Depuis janvier, un comité s’affaire à la sélection de documents d’archives, la recherche d’artéfacts pour illustrer le propos, le choix de photographies et de sous-thème pour bien illustrer la place des femmes dans le développement de la région.

De l’anecdote comique au souvenir tangible

Le public invité à visiter l’exposition y retrouvera autant des anecdotes qui lui fera découvrir l’envers du décor des différentes implications des femmes de la région que des souvenirs tangibles via les artéfacts issus de prêts de la communauté ou du fond d’archives de la SHGHL.

Certains documents qui pourraient faire dresser les cheveux des jeunes femmes d’aujourd’hui remueront peut-être chez d’autres, qui ont eu à les appliquer, des souvenirs particuliers. Les commissions scolaires d’aujourd’hui auraient peut-être bien du mal à recruter des enseignantes si le contrat des institutrices de 1910, exposé au Studio de la Maison de la Culture, devait encore être signé: ne pas boire d’alcool, ne pas être en compagnie d’hommes… Et que dire des uniformes qui semblaient si peu confortables mais qui étaient le lot des infirmières d’hier?

Il n’en tient qu’à vous de forger votre opinion en visitant l’exposition Femmes à l’œuvre. Pourquoi ne pas le faire en famille, de façon intergénérationnelle? Sujets de discussions assurés pour les prochaines semaines. Dons acceptés lors de la visite.

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Hélène Desgranges , pigiste

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