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13 juin 2019

Station piscicole de Lac-des-Écorces

Le ministre disposé à écouter

Kathleen Godmer , journaliste

Lors de son dernier passage à Mont-Laurier, le 15 avril dernier, le ministre Dufour a eu droit à une visite en règle de la pisciculture en présence des différents acteurs impliqués dans le dossier (photo: gracieuseté).
Lors de son dernier passage à Mont-Laurier, le 15 avril dernier, le ministre Dufour a eu droit à une visite en règle de la pisciculture en présence des différents acteurs impliqués dans le dossier (photo: gracieuseté).

«Je remercie sincèrement mon collègue, le ministre Pierre Dufour, pour son ouverture, laquelle est reçue très positivement dans le milieu», a affirmé la députée de Labelle, Chantale Jeannotte, le 5 juin dernier, lors de l’annonce de la mise en place d’un comité de travail sur l’avenir de la station piscicole de Lac-des-Écorces.

Dans le but de sauver la station piscicole de Lac-des-Écorces, ce comité se penchera entre autres sur le développement d’un plan d’affaires qui pourrait permettre à la station de poursuivre ses activités. Ce comité de travail est formé des maires Pierre Flamand (Lac-des-Écorces), Gilbert Pilote (Ferme-Neuve et préfet de la MRC Antoine-Labelle), Daniel Bourdon (Mont-Laurier), Denis Charrette (Rivière-Rouge), ainsi que Frédéric Houle, directeur général du Centre local de développement de la MRC d’Antoine-Labelle.

Ouverture de la part du ministre

La création de ce comité fait suite à la visite du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, en avril dernier, au cours de laquelle il s’est montré ouvert à examiner une proposition venant du milieu.

En plus de la formation de ce comité de travail, le ministre a invité les intervenants locaux à évaluer la possibilité de créer une société pouvant se porter acquéreur de la station piscicole. Cette nouvelle société pourrait notamment procéder à une étude d’opportunité afin d’évaluer le potentiel de rendement de la station piscicole.

M. Dufour compte de son côté demander une évaluation des coûts de mise à niveau de la station et des mesures de conformité requises, le cas échéant. Le ministre a de plus indiqué que des modalités quant à une possibilité d’approvisionnement en poissons et à un éventuel soutien financier pourront faire l’objet d’analyses par le ministère pour considérations ultérieures.

«Quand je suis arrivée en poste et que j’ai parlé du dossier avec M. Dufour, il m’a expliqué qu’au niveau administratif, ce dossier-là, ça fait depuis 2004 que le train était parti pour une fermeture et qu’à l’époque, il devait y avoir quelqu’un qui n’avait pas bien fait son travail. Je lui ai expliqué que moi, j’entendais autre choses sur le terrain et que j’allais travailler pour ma région», a expliqué la députée.

Beaucoup de potentiel

En exploitation depuis 1972, la station piscicole a comme fonction principale de produire des salmonidés pour l’ensemencement des lacs et des rivières en région, répondant ainsi à certains besoins de conservation ou de soutien à la pêche identifiés par le ministère. Une partie de sa production vient également appuyer le programme de soutien financier pour les ensemencements (Fête de la pêche et camps de vacances).

Compte tenu du site exceptionnel des lieux qui est alimenté en eau de façon gravitaire à partir du lac des Écorces, aucun pompage n’est nécessaire pour les opérations. Les coûts énergétiques sont faibles, malgré une production annuelle d’environ 30 tonnes métriques de poissons. Dans le réseau actuel des stations piscicoles gouvernementales, il s’agit de la seule installation permettant l’engraissement d’une production de salmonidés aussi importante.

Son plan de production annuel est en constante évolution et varie selon les besoins spécifiés par les aménagistes. Les principales espèces produites sont l’omble de fontaine, le touladi (truite grise), l’omble moulac et, de façon plus marginale, la truite brune. Le touladi (truite grise) est un poisson très prisé et son maintien dépend de la station de Lac-des-Écorces. C’est une expertise qui est propre à la région. De plus, les pourvoiries membres de la Fédération des pourvoiries du Québec ont appuyé, par voie de résolution, le maintien de la station piscicole de Lac-des-Écorces.

«Je trouvais ça inacceptable que le milieu me dise qu’il n’avait pas eu d’écoute de la part du ministre Blanchette des libéraux avant que la décision soit prise de fermer la station». – Chantale Jeannotte, députée

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Kathleen Godmer , journaliste

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