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11 juin 2019

«HétérOtrophies» tout l’été au Centre d’exposition de Mont-Laurier

Les œuvres de Marie-Ève Martel sauveront-elles les terres agricoles et les espaces verts?

Hélène Desgranges , pigiste

Pour faire valoir son propos et partager son questionnement à savoir, entre l’humain et la nature, qui mange qui ou qui parasite qui, Mme Martel utilise les murs de la galerie d’art et les socles de présentation habituels comme toile de présentation (photo: Hélène Desgranges – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Pour faire valoir son propos et partager son questionnement à savoir, entre l’humain et la nature, qui mange qui ou qui parasite qui, Mme Martel utilise les murs de la galerie d’art et les socles de présentation habituels comme toile de présentation (photo: Hélène Desgranges – Le Courant des Hautes-Laurentides).

«Quand l’humain veut tout contrôler, la nature veut reprendre sa place», tel est le type d’images que nommait, le 6 juin dernier lors de son vernissage, Marie-Ève Martel, artiste en arts visuels, qui expose son projet «HétérOtrophies» tout l’été au Centre d’exposition de Mont-Laurier. Mme Martel propose une installation d’œuvres qui questionnent les relations entre les constructions humaines et les constructions naturelles; particulièrement celles du règne du champignon.

Marie-Ève Martin, artiste des Basses-Laurentides, qui mentionne à la blague ne pas vivre de son art mais bel et bien «survivre» de son art, partagera sa vision de l’environnement mais surtout, sa préoccupation face à la préservation des terres agricoles. Depuis le tout début de sa carrière, Mme Martel est fidèle au thème de l’environnement dans ses créations. Cette fois, elle troque les vieilles granges pour les champignons.

Elle qui souligne combien elle fut chanceuse, en tant qu’artiste, de pouvoir profiter de bourses lui ayant permis de parfaire son art, souligne que c’est d’ailleurs grâce à l’une de celles-ci – octroyée par le Musée d’art contemporain des Laurentides – qu’une partie du corpus de l’exposition en cours fut créée. Deux acryliques qui ne passent pas inaperçus ont par contre été réalisés expressément pour l’exposition de Mont-Laurier. Sous les rayons UV qui les mettent en valeur, ces dessins de Marie-Ève Martel deviennent des œuvres illuminées qui retiennent l’attention et attirent immanquablement le regard et la réflexion.

Pour faire valoir son propos et partager son questionnement à savoir, entre l’humain et la nature, qui mange qui ou qui parasite qui, Mme Martel utilise les murs de la galerie d’art et les socles de présentation habituels comme toile de présentation. Même un tout petit cercle percé dans un mur vous fera voir ses illuminations intérieures d’une façon très étonnante.

Bien que la réalisation de son exposition ne lui ait pas permis de se prononcer quant à la victoire de l’humain sur la nature ou vice-versa, le souhait le plus optimiste de l’artiste se résume en deux mots: harmonie et équilibre. En cette ère où des parcs et des terres agricoles sont menacés par les développements économiques de plusieurs villes ou municipalités, l’exposition de Marie-Ève Martel permet un temps d’arrêt propice à la réflexion.

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Hélène Desgranges , pigiste

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