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12 mai 2019

Contenants réutilisables

Les grandes chaînes d’alimentation répondent à la demande

Kathleen Godmer , journaliste

Il est important de mentionner que peu importe le magasin, les dirigeants et employés se réservent le droit de refuser tout plat souillé, taché, abîmé ou fissuré afin de ne pas être tenus responsables advenant une contamination croisée (photo: Pixabay).
Il est important de mentionner que peu importe le magasin, les dirigeants et employés se réservent le droit de refuser tout plat souillé, taché, abîmé ou fissuré afin de ne pas être tenus responsables advenant une contamination croisée (photo: Pixabay).

C’est suite aux demandes de plus en plus nombreuses de la part de ses clients que depuis le 22 mars dernier, la chaîne d’alimentation Metro permet à ceux-ci d’apporter leurs contenants de plastique et leurs sacs à glissière pour se procurer des aliments dans tous ses magasins. Les IGA (chaîne Sobey’s) ont emboîté le pas à la fin du mois de mars, mais en commençant seulement par certaines de leurs succursales.

Certains clients sont satisfaits de voir une telle démarche se mettre en place, d’autres se posent beaucoup de questions. Pour les différents propriétaires et gérants des chaînes d’alimentation, il est certain qu’il faudra faire un peu d’éducation, mais ils semblent convaincus que la pratique gagnera en popularité puisqu’elle permet de réduire la consommation d’emballages à usage unique.

Chez Métro

Les clients peuvent maintenant utiliser leurs propres plats lorsqu’ils achètent de la viande, des charcuteries, des mets cuisinés, du poisson et des pâtisseries. La réalité est la même pour les magasins Super C qui sont gérés par la même bannière.

Les produits comme la viande, le poisson et le les charcuteries sont pesés sur un papier balance puis déposés dans le contenant du client. Les mets cuisinés et les salades sont placés directement dans le contenant jusqu’à la quantité désirée. On place ensuite une étiquette sur le contenant pour le sceller avant que le client passe à la caisse.

Chez Métro, les exigences suivantes sont en vigueur: les contenants et sacs se doivent d’être propres et en bonne condition. Les contenants en verre sont refusés pour éviter les bris lors de leur manipulation. Sacs et contenants qui montrent le nom d’une compagnie alimentaire ne sont pas acceptés, par exemple les pots de margarine, ainsi que ceux qui affichent un code à barres qui pourrait créer de la confusion une fois à la caisse.

Metro affirme avoir «défini des objectifs et développé de solides programmes pour réduire ses impacts environnementaux» depuis dix ans.

La gestion des matières résiduelles, la réduction du gaspillage alimentaire, l’optimisation des emballages et l’efficacité énergétique de ses bâtiments font partie des enjeux et autres sujets en discussion comme la section fruits et légumes ainsi que le vrac et la manière de l’aborder dans les différents magasins.

De plus, la chaîne «n’exclut pas la possibilité de remettre en marché les sacs à fruits et légumes réutilisables qu’elle avait proposée à ses clients il y a déjà dix ans et qui n’avaient pas obtenu le succès escompté à l’époque».

Chez IGA

Le nouveau service sera testé dans certaines succursales pour commencer. Il sera offert au comptoir des différents départements comme les mets préparés et la charcuterie, mais également pour les produits en vrac. Le projet pilote s’échelonnera sur plusieurs mois, afin de recueillir les impressions des clients et des employés.

«Présentement, chez Sobey’s, il y a une dizaine de magasins qui sont sur un projet pilote. Ces magasins vont commencer à mettre en place les procédures et ce sera suite aux résultats obtenus que la chaîne va décider si toutes les succursales emboîtent le pas. Avec les tests qui sont faits, il va aussi être possible de voir comment on doit s’y prendre et quelles sont les améliorations à apporter», a raconté une des responsables aux communications de chez Sobey’s.

Sobey’s a aussi expliqué qu’il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte et que c’est pour ça qu’il faut prendre le temps de bien faire les choses, surtout au niveau de la salubrité pour ne pas que tout l’établissement en vienne à être contaminé. Il semble toutefois convaincu qu’à terme, toutes les succursales emboîteront le pas à cette démarche écologique.

«On ne croit pas qu’une fois en place, cette démarche va nécessiter de gros changements à l’interne des différentes succursales. Déjà certaines mesures sont mises en place comme les fruits et légumes pour lesquels on n’aura plus de sac à partir du mois de juin. Ce sera des filets qui vont être proposés aux clients. Pour la question des contenants, on va attendre les résultats et la façon de faire qui sera recommandée, mais une fois que tout ça va être décidé, les succursales vont suivre», a mentionné la responsable des communications.

Importance de la salubrité

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) impose des directives strictes et précises sur les différents emballages d’aliments afin de s’assurer l’hygiène et la salubrité de la nourriture.

Les exigences relatives aux contenants, ustensiles et emballages vont comme suit: «Tout récipient, emballage, appareil, dispositif, ustensile ou objet utilisé pour recueillir, mesurer, conserver, transporter, livrer ou servir le produit, doit être propre, le cas échéant aseptique, bien conditionné, apte à résister à l’action éventuelle du produit et à protéger efficacement celui-ci contre tout danger de pollution, de contamination ou d’altération. Il ne doit pas être susceptible de transmettre au produit un goût, une odeur ou impureté quelconque, ni avoir été exposé à quelque cause d’insalubrité, ni avoir renfermé quelque substance dont le voisinage ou le contact serait de nature à compromettre la qualité ou la salubrité du produit».

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Kathleen Godmer , journaliste

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