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6 mai 2019

9e édition du Festival interculturel de la Lièvre

Richesse culturelle et divertissement au rendez-vous

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

Les membres du comité organisateur du Festival interculturel de la Lièvre sont tous très fiers du succès obtenu durant cette 9e édition. (photo: Murielle Yockell, Le Courant des Hautes-Laurentides)
Les membres du comité organisateur du Festival interculturel de la Lièvre sont tous très fiers du succès obtenu durant cette 9e édition. (photo: Murielle Yockell, Le Courant des Hautes-Laurentides)

Les 3, 4 et 5 mai derniers, le Festival interculturel de la Lièvre battait son plein dans trois municipalités hôtesses de la MRC d’Antoine-Labelle, soit Lac-du-Cerf, Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles et Notre-Dame-de-Pontmain. L’événement qui compte de plus en plus d’adeptes recevait cette fois-ci Michel Faubert et Claudette L’Heureux, deux excellents conteurs professionnels, vivifiants et très colorés.

Selon le directeur artistique du festival, Robert Seven Crows, les cinq premières années du festival tenues à Mont-Laurier ont amené la rencontre avec ces trois municipalités qui se partagent tour à tour les trois jours du festival depuis quatre ans. «Ici, on est vraiment à notre place: on voit l’engouement. Les gens veulent la culture chez eux. Hier soir à Notre-Dame-de-Pontmain, il y avait Michel Faubert, conteur et chanteur des Charbonniers de l’enfer. Il y avait 64 personnes; ce qui est fabuleux pour nous. Michel les a éblouies. Ce soir à Lac-des-Îles avec Mme L’Heureux, il y a autant de monde. C’est ce qu’on veut faire: amener de la qualité dans les petites municipalités.»

M. Seven Crows qui roule sa bosse depuis une vingtaine d’années en tant que conteur professionnel à l’échelle internationale s’occupe de la direction artistique du festival depuis ses tout débuts. «Le plaisir que ça me donne, c’est d’inviter des amis que j’ai connus pendant les années de conte et que les gens d’ici vont aimer. C’est important qu’on ait des conteurs à l’écoute de la place.»

Ce qu’en pensent les spectateurs

«La première fois que je suis allée au festival, c’est quand il y a eu un conteur au sentier à Lac-du-Cerf (sentier écologique Le petit castor). C’était super intéressant: on marchait dans la nature, on s’arrêtait et le conteur racontait un petit bout d’histoire. C’était tellement agréable, qu’étant résidente de la Rive-Sud de Montréal et propriétaire d’une maison à Lac-du-Cerf, on s’arrangeait pour faire coïncider nos congés avec la fin de semaine du festival.» – Nathalie Leduc

«Ce qui est beau à voir, c’est que les gens participent de plus en plus au festival. Au début, on trouvait ça super intéressant, mais il n’y avait presque pas de monde. Là, on dirait qu’il y a un envol et qu’il y a de plus en plus de monde. Des soupers comme ça, ce n’est pas dispendieux et ça nous fait connaître d’autres personnes.» – André Lebel

Michel Faubert, conteur

Michel Faubert est un conteur-chanteur traditionnel et contemporain né à Rigaud. Il s’inspire beaucoup de folklore presque disparu pour le transmettre de façon ludique aux nouvelles générations. Il maîtrise aussi l’art de faire interagir son public avec lui. Bref, selon les commentaires d’un spectateur, on ne s’ennuie pas du tout en sa compagnie. «L’ambiance était fantastique: les gens participaient, applaudissaient et répondaient facilement au conteur en avant de nous. C’est un bon conteur et un bon humoriste en même temps.» – Louis Lebel, spectateur.

Claudette L’Heureux, conteuse

Originaire de Maniwaki, Claudette L’Heureux est née d’une famille de 11 enfants. Étant l’une des filles du Magasin J. R. L’Heureux, elle a grandi dans le magasin général auprès de son père. Elle était à l’écoute des nombreuses anecdotes ramenées d’ici et de là par les commis voyageurs et des clients colorés de la place. À travers ses contes tirés du magasin général, elle fait revivre la vie effervescente des années 60. Puis, dans un tout autre registre, elle fait interagir entre eux des animaux et des personnages sur différents thèmes en plus de s’arrêter sur de vieux souvenirs et de raconter l’histoire inédite de la poule de Mme Moreau.

Le festival s’est clôturé tout en beauté avec la participation de talents locaux. Cette dernière journée mettait en valeur la créativité des élèves de la polyvalente Saint-Joseph et des parents du programme «Une page à la fois» de la Griffe d’Alpha.

Rappelons que la mission du festival est de promouvoir le conte sous toutes ses formes tout en rejoignant un public de toutes générations. Il met l’accent sur le conte, la parole et la musique. Dans ce cadre, des conteurs professionnels d’ici ou d’ailleurs y sont présentés.

Les membres du comité organisateur du Festival interculturel de la Lièvre sont tous très fiers du succès obtenu durant cette 9e édition. (photo: Murielle Yockell, Le Courant des Hautes-Laurentides)

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Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

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