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6 mai 2019

Profil théâtre secondaire 4 et 5 de la Polyvalente St-Joseph

«Cette fille-là» pour dénoncer et parler de l’intimidation

Kathleen Godmer , journaliste

On voit ici les élèves lors d’une des nombreuses répétitions. Il faut mentionner que tous se sont donnés sans compter afin de mener à terme l’incroyable pièce «Cette fille-là» (photo: gracieuseté).
On voit ici les élèves lors d’une des nombreuses répétitions. Il faut mentionner que tous se sont donnés sans compter afin de mener à terme l’incroyable pièce «Cette fille-là» (photo: gracieuseté).

Les élèves du profil théâtre de 4e et 5e secondaire de la polyvalente St-Joseph présenteront, le 9 mai prochain à 17h, la pièce «Cette fille-là» de l’auteure Joan MacLeod. La pièce dure environ une heure et c’est à l’auditorium que les spectateurs feront face à un texte dur qui les confrontera à l’intimidation et au phénomène de gang.

Suite à la publication d’une vidéo publicitaire sur les réseaux sociaux, qui frappe fort d’ailleurs, Mélanie Lucas, enseignante et metteuse en scène résume la pièce ainsi: «Braidie connaît bien le cruel harassement que sa meilleure amie inflige depuis plusieurs années à une autre étudiante de son école, mais la nouvelle du meurtre sordide d’une adolescente par d’autres jeunes dans une ville voisine vient jeter un nouvel éclairage sur sa vie et la bouleverser. Est-ce que la même chose pourrait arriver «ici»? Est-ce que l’amie de Braidie pourrait, elle aussi, aller jusqu’à tuer? Et si Braidie restait alors passive et se taisait, serait-elle coupable elle aussi? Durant la pièce, on assiste au témoignage que le personnage de Braidie, ici divisé en six différentes Braidies, livre à son frère absent, Trevor. On l’accompagne à travers ses jours sombres où elle refuse d’aller à l’école, voyageant tantôt dans ses souvenirs, tantôt au cœur de l’histoire du meurtre de la jeune fille de Victoria».

La vidéo promotionnelle est une initiative des élèves qui, après avoir fait le choix de la pièce, qui les emballait énormément, ont vécu un atelier où ils ont échangé et partagé sur le thème de l’intimidation. L’idée de la vidéo est donc arrivée et elle est en quelque sorte un témoignage de cette discussion.

Un gros texte choisi pour de bonnes raisons

Dans son texte, l’auteure Joan MacLeod fait état du monde difficile et complexe de l’adolescence en touchant à cet inexplicable code du silence et du phénomène des gangs chez les adolescentes. Elle s’est inspirée du meurtre très médiatisé de Reena Virk, survenue à Victoria en 1997. Cette jeune fille de 14 ans avait été sauvagement battue, puis noyée par un adolescent et sept adolescentes.

En abordant simplement et directement des thèmes comme la violence, la haine collective et l’intimidation, l’auteure pousse le public à la réflexion et fait de cette pièce un acte d’engagement.

«Cette année, nous avons choisi de monter une pièce sur l’intimidation, parce que c’est un problème important et omniprésent dans la vie de nos adolescents», a précisé Mme Lucas.

Le choix de cette pièce s’est fait parce que les jeunes impliqués désiraient en parler, dénoncer et surtout faire réfléchir sur le sujet.

Vraiment interpellés par le thème, les élèves se sont investis sans compter dans cette pièce qu’ils ont hâte de présenter fièrement. «Ils sont tous là par choix puisque c’est le profil théâtre. C’est un groupe qui a quatre périodes de théâtre par semaine et on a fait beaucoup de répétitions de soirs. Ils sont vraiment impliqués et fiers de ce qu’ils font», a mentionné la metteuse en scène.

Vedettes d’un soir

Les élèves qui relèveront le défi de présenter cette pièce touchante, dure et profonde sont: Amélie Sarrazin, Rose Brière, Angélique Foisy, Kelly-Ann Nolet, Lilianna Houle, Alyson Brunet, Tapanie Constantineau, Marily Perrier, Marilyne Labranche, Sativa Morton, Bryan Legault, Daniel Thériault, Cloé Meilleur, Carrie-Anne Constantineau, Antoine Parent, Megan Gosselin, Alexandra Larivière, Alexanne Cousineau-Gamache. On retrouve aussi au piano Bianca Paiement.

Il est possible de se procurer des billets auprès de ceux-ci, de Mélanie Lucas ainsi qu’à la Boutique Très-Art de Mont-Laurier.

«C’est assez impressionnant la chimie de groupe qui s’est installée cette année. Il y a beaucoup d’élèves dans le groupe qui ont subi l’intimidation et d’autres qui se sont retrouvés dans des gangs plus populaires et qui ont été témoins de ces choses-là. C’est peut-être le thème qui les rapproche comme ça». – Mélanie Lucas, enseignante et metteuse en scène

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Kathleen Godmer , journaliste

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