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24 avril 2019

Acquisition de connaissances sur les eaux souterraines

La région se mobilise

Kathleen Godmer , journaliste

 «Le Projet de connaissances des eaux souterraines de la zone Laurentides et de la MRC des Moulins a pour but d’établir la cartographie hydrogéologique de toute la zone couverte par les MRC Antoine-Labelle, Argenteuil, les Laurentides, les Moulins, les Pays-d’en-Haut et la Rivière-du-Nord», a raconté Janie Larivière, directrice générale du COBALI (photo: gracieuseté – COBALI).
«Le Projet de connaissances des eaux souterraines de la zone Laurentides et de la MRC des Moulins a pour but d’établir la cartographie hydrogéologique de toute la zone couverte par les MRC Antoine-Labelle, Argenteuil, les Laurentides, les Moulins, les Pays-d’en-Haut et la Rivière-du-Nord», a raconté Janie Larivière, directrice générale du COBALI (photo: gracieuseté – COBALI).

Des organismes de bassins versants (OBV), dont le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI) soulignent le déploiement d’un vaste projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES). Il a vu le jour en 2018 et il permet aux chercheurs d’étudier plusieurs forages sur le territoire afin de faire des prélèvements et analyser la qualité de l’eau.

Le projet est coordonné par l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En plus des quatre organismes de bassins versants, six MRC sont également partenaires régionaux du projet, soit les MRC Antoine-Labelle, Argenteuil, La Rivière-du-Nord, Les Laurentides, Les Pays-d’en-Haut et Les Moulins.

Le projet a été lancé en avril 2018 alors que le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) octroyait près de 1,5 M$ à Marie Larocque, professeure et hydrogéologue à l’UQAM, afin de coordonner un projet de recherche sur les eaux souterraines dans la région des Laurentides et la MRC Les Moulins.

«La raison d’être du projet est fondée sur un besoin de connaissances sur l’eau souterraine de la région des Laurentides où les eaux souterraines n’ont pas encore été cartographiées et où 42% de la population s’alimente en eau à partir de l’aquifère (nappe d’eau), dont 71%, au moyen d’un puits individuel», a précisé Janie Larivière, directrice générale du COBALI.

D’une durée de trois ans (2018-2021) et couvrant une superficie de 11 150 km2, ce projet vise à élaborer un premier portrait régional des eaux souterraines afin de les protéger et d’en assurer la pérennité.

Beaux partenariats

Pendant l’année 2018, les quatre OBV ont su mobiliser les six MRC partenaires du projet. Les MRC contribuent au projet avec un montant de 116 000$. Le résultat de ce partenariat permettra, entre autres, de financer des projets de recherche complémentaires pour répondre à des préoccupations régionales spécifiques. Par exemple: la recharge, la qualité des eaux souterraines et le lien entre ces dernières ainsi que les milieux humides.

Les municipalités locales sont également appelées à collaborer au PACES en facilitant le partage de données hydrogéologiques requises et l’accès aux chercheurs à certains puits. Leur implication est importante puisque le projet leur permettra de «développer les connaissances pour favoriser une saine gestion de l’eau souterraine dans un contexte où une majorité des approvisionnements en eau potable se font à partir de l’aquifère et éventuellement intégrer l’information dans les schémas d’aménagement et de développement», a expliqué Mme Larivière.

Ce qui sera fait

Dans le cadre du projet, les chercheurs visiteront entre 300 et 400 forages sur le territoire visé par l’étude, en plus d’effectuer leurs propres prélèvements pour évaluer la qualité de l’eau.

La professeure responsable du projet, Marie Larocque, a expliqué que la visite d’une dizaine de forages était prévue et que le MELCC pourra utiliser et intégrer les données dans son réseau de suivi des eaux souterraines du Québec, réseau mis en place à la fin des années 2000.

Mme Larocque a aussi mentionné que l’équipe de chercheurs mettra à jour les cartes hydrogéologiques existantes et étudiera les modes de circulation de l’eau souterraine et ses interactions avec les eaux de surface et les milieux humides.

Une cartographie de la géochimie de l’eau souterraine sera aussi mise en place pour déterminer sa qualité et des recommandations seront formulées pour assurer la pérennité de l’eau souterraine sur les plans quantité et qualité.

Les nouvelles connaissances acquises seront d’une grande utilité pour les gestionnaires du territoire. Elles serviront à mieux planifier l’aménagement du territoire et la gestion intégrée des ressources en eau pour ainsi mieux guider les actions à entreprendre pour protéger l’eau et les milieux associés, ainsi que pour assurer la continuité des usages.

Volontaires recherchés

Pour la bonne réalisation du projet, on aura besoin de la collaboration des résidents de la zone d’étude pendant les travaux de terrain, qui seront réalisés à l’été 2019. L’UQAM est présentement à la recherche de citoyens volontaires pour procéder à l’échantillonnage gratuit de leur puits.

La campagne d’échantillonnage se déroulera durant les mois de juin, juillet et aou?t 2019. Les résultats des analyses seront ensuite transmis par courriel durant l’automne.

Si le laboratoire détecte un dépassement de norme de potabilité, le propriétaire en sera informé dans les cinq jours suivant l’avis de dépassement.

Pour inscrire votre puits, vous n’avez qu’à remplir le formulaire prévu à cet effet et qui se retrouve sur le site Internet des OBV Abrinord, COBALI, COBAMIL et RPNS.

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Kathleen Godmer , journaliste

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