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Trafic de drogues à Mont-Laurier

Bilan de l’opération policière du 20 mars 2019

Gilles C. Poirier , pigiste judiciaire

 La police a mené une opération anti-drogue le 20 mars, qui s’est soldée par plusieurs arrestations et mises en accusation au palais de justice de Mont-Laurier (photo: gracieuseté – Sûreté du Québec).
La police a mené une opération anti-drogue le 20 mars, qui s’est soldée par plusieurs arrestations et mises en accusation au palais de justice de Mont-Laurier (photo: gracieuseté – Sûreté du Québec).

Suite à l’opération policière du 20 mars dernier à Mont-Laurier, deux hommes ont été condamnés, une femme a été remise en liberté sous conditions, tandis que deux autres femmes pourraient faire face à des accusations.

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont procédé vers 5h30 le matin du 20 mars 2019 à quatre arrestations et à trois perquisitions en matière de stupéfiants dans des résidences de la rue de la Madone et de la rue Frontenac à Mont-Laurier.

Un homme et une femme, tous deux âgés de 36 ans, ont comparu la même journée et ont été accusés formellement de trafic de stupéfiants et de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic.

Deux autres femmes de 22 et 24 ans ont été libérées par voie de sommation et pourraient faire face à diverses accusations reliées aux stupéfiants.

Une cinquième personne visée par l’opération policière et qui était en cavale a été arrêtée plus tard.

L’arrestation de la rue de la Madone

Patrick Bertrand, 36 ans, est revenu devant le tribunal le 25 mars pour son enquête sur remise en liberté, mais a décidé de plaider coupable aux accusations portées contre lui. Il a été condamné à dix mois d’emprisonnement, suivis d’une probation de deux ans à sa sortie de prison. Il lui sera également interdit de posséder des armes à perpétuité.

La SQ avait reçu des informations selon lesquelles l’individu vendait de la drogue. Un agent d’infiltration est entré en contact avec Patrick Bertrand et deux transactions de méthamphétamine ont été conclues le 27 février et le 13 mars 2019.

La perquisition a permis de saisir de petites quantités de cannabis, de méthamphétamine et certains autres objets.

L’arrestation de la rue Frontenac

La femme de 36 ans est revenue devant le tribunal le 1er avril pour y subir son enquête sur remise en liberté. Une surveillance de la résidence de l’accusée, qui est connue des policiers, corrobore des informations reçues du public sur un va et vient anormal. Un agent d’infiltration s’est également rendu à la résidence et a été en mesure de conclure une transaction de stupéfiants.

La perquisition a permis de saisir, entre autres, deux sacs contenant chacun 1 000 comprimés de méthamphétamine destinés à d’autres vendeurs de drogues selon les dires de l’accusée. Son avocate a mentionné qu’elle subissait des pressions pour garder cette drogue.

Malgré que la force de la preuve soit forte et à la lumière de ce qui a été entendu, le juge a accepté les arguments de la défense et il a ordonné la remise en liberté sous diverses conditions. Après le paiement d’une caution, la femme a été remise entre les mains d’une maison de thérapie.

À sa sortie de thérapie elle sera assignée à résidence entre 21h et 7h, elle devra se présenter une fois par semaine au poste de police et sera contrainte à d’autres obligations imposées par le tribunal et ce, jusqu’à la fin des procédures.

Éric Rochon arrêté

Éric Rochon, 34 ans, de Mont-Laurier, n’a pu être localisé lors de cette opération. Un avis de recherche a été émis par la SQ pour obtenir l’aide du public afin de le localiser.

Il a finalement été arrêté vers 12h30 le 4 avril et a comparu au palais de justice de Mont-Laurier le lendemain pour faire face à des accusations de trafic de stupéfiants. Le procureur aux Poursuites criminelles et pénales s’est objecté à sa remise en liberté.

Il est revenu devant le tribunal le 8 avril et de nouvelles accusations ont été portées contre lui, soit de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic. Il a renoncé à son enquête sur remise en liberté et le 15 avril il a plaidé coupable aux accusations portées contre lui.

Le juge a accepté la suggestion des deux parties et a condamné Éric Rochon à une peine d’emprisonnement de huit mois suivis d’une probation de deux ans et d’une interdiction de posséder des armes.

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Gilles C. Poirier , pigiste judiciaire

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