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Invasion de domicile à Rivière-Rouge

Les trois présumés agresseurs subissent leur enquête préliminaire

Gilles C. Poirier , pigiste judiciaire

 Trois hommes accusés d’une invasion de domicile en décembre 2017 dans le secteur Sainte-Véronique, à Rivière-Rouge, ont subi leur enquête préliminaire (photo: gracieuseté – L’Information du Nord).
Trois hommes accusés d’une invasion de domicile en décembre 2017 dans le secteur Sainte-Véronique, à Rivière-Rouge, ont subi leur enquête préliminaire (photo: gracieuseté – L’Information du Nord).

Sylvain Duchesne, 41 ans, de Saint-Lin-des-Laurentides, Steven Bourdon, 29 ans, de Terrebonne et Guillaume Massé, 39 ans, de Nominingue, ont subi leur enquête préliminaire pour une invasion de domicile survenue le 6 décembre 2017.

Les trois présumés agresseurs font face à des accusations de complot, d’introduction par effraction, de séquestration, de voies de faits, de vols qualifiés, de menaces de mort et d’utilisation de cagoules dans un but criminel à Rivière-Rouge.

Vers 21h30 le 6 décembre 2017, les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) de la MRC d’Antoine-Labelle s’étaient rendus sur le boulevard Fernand-Lafontaine dans le secteur de Sainte-Véronique à Rivière-Rouge, suite à un appel pour une invasion de domicile. Agressé, un homme de 65 ans avait dû être conduit à l’hôpital pour y soigner des blessures graves.

Sylvain Duchesne et Steven Bourdon ont été arrêtés le 17 mai 2018 à leur sortie du palais de justice de Joliette, où ils comparaissaient dans une autre cause, tandis que Guillaume Massé a été mis en état d’arrestation à la prison de Saint-Jérôme alors qu’il était détenu en attente d’un procès. Ils ont comparu au palais de justice de Mont-Laurier et leur remise en liberté leur a été refusée. Ils sont en détention préventive depuis cette date.

Trois témoins se sont succédé à la barre pendant les deux journées de l’enquête préliminaire.

Empreinte sur la scène de crime

La première personne à témoigner, un policier de la SQ, a mentionné qu’une empreinte de chaussure laissée dans des traces de sang a été relevée sur la scène de crime. A l’aide de la banque de données SICAR, qui référence les chaussures, les policiers ont été en mesure d’établir une concordance avec les chaussures de l’un des accusés.

Témoignage d’un ex-complice

Le témoin suivant, un ex-complice qui devait participer à l’opération, a donné sa version des faits.

La personne visée avait vendu ses terres peu de temps auparavant et, selon des informations obtenues, aurait eu chez elle une somme d’environ 200 000$. Les présumés agresseurs auraient finalement fait main basse sur un montant.

Dans la soirée du 6 décembre 2019, le quatuor s’est dirigé vers le secteur de Sainte-Véronique. Arrivé sur place, il y a eu des discussions et le «témoin» a refusé de continuer. Il était d’accord pour poursuivre l’opération, mais seulement lorsque la maison serait inhabitée. Il aurait été battu par Sylvain Duchesne et Steven Bourdon, qu’il a qualifié de boxeur, et réussi à s’enfuir dans le bois. Ces derniers ont de nouveau été accusés de voies de faits pour ce présumé crime.

Le «témoin-ex-complice» a déjà plaidé coupable à des accusations de complot et a été sentencié.

Dénoncé par une ex-conjointe

Une ex-conjointe de l’un des accusés a dénoncé les présumés agresseurs de façon anonyme en décembre 2017. Le 5 avril 2018, elle a révisé sa position et a produit une déclaration sous-serment.

Elle a mentionné lors de son témoignage que les quatre individus étaient chez elle le 6 décembre 2017 et qu’ils étaient très nerveux. Ils ont discuté de l’opération et ont quitté avec des gants et des «tie-raps» dans trois véhicules.

Elle a témoigné derrière un paravent, craignant pour sa sécurité.

Le témoignage de l’enquêteur a été annulé

Le témoignage de l’enquêteur de l’unité des Crimes majeurs du poste de Mont-Laurier a été annulé, privant de ce fait le dévoilement public des détails de l’agression. La défense a jugé que sa déclaration et la preuve déposée étaient suffisantes à ce stade des procédures.

Le procès à venir

Les parties ont convenu que la preuve était assez forte pour fixer à procès. Les trois avocats des accusés ont opté pour un procès devant juge seul. La durée et la date du procès n’ont pas encore été déterminées.

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Gilles C. Poirier , pigiste judiciaire

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