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30 mars 2019

Polyvalente Saint-Joseph et Centre collégial de Mont-Laurier

La jeune génération pose des gestes pour sa planète

Kathleen Godmer , journaliste

 Le sujet de la préservation de l’environnementale et de la lutte aux changements climatiques s’invite à la Polyvalente St-Joseph, où des élèves de secondaire 4 et 5 aimeraient notamment que la vaisselle soit composable (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Le sujet de la préservation de l’environnementale et de la lutte aux changements climatiques s’invite à la Polyvalente St-Joseph, où des élèves de secondaire 4 et 5 aimeraient notamment que la vaisselle soit composable (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

L’environnement est un sujet chaud et d’intérêt. Plusieurs groupes se mettent en place. Manifestations, pétitions, marches, comités environnementaux, tous les moyens sont bons pour faire sa part. La région de Mont-Laurier n’y échappe pas et même du côté du Cégep et de la Polyvalente, on peut constater que les jeunes veulent poser des gestes pour leur planète.

Pour cette jeune relève, il est primordial de faire sa part et d’agir activement afin de contribuer à la survie de la planète Terre. Depuis quelque temps, des projets se mettent en branle et des actions sont posées. Que ce soit du côté du Centre collégial de Mont-Laurier ou de la Polyvalente Saint-Joseph, chacun veut faire la différence et a décidé de s’impliquer.

Au cégep, on vote une grève pour le climat

C’est pour se joindre à la marche climat du 15 mars et soutenir la cause que les étudiants du Centre collégial de Mont-Laurier ont voté pour une grève symbolique.

Désireux de se joindre à l’événement et de voir le plus de gens possible y participer et se mobiliser, le conseil étudiant est allé rencontrer la direction pour demander s’il pouvait y avoir participation des élèves, mais «Le message qu’on a reçu c’est que la direction ne pouvait pas approuver une grève étudiante (…). Sachant que du côté de la polyvalente plusieurs se joindraient à la marche malgré le fait qu’ils devaient avoir une autorisation parentale, on a décidé de voter pour une grève symbolique en assemblée générale, le 6 mars, et elle a été approuvée à l’unanimité», a expliqué Marika Béland, présidente de l’association.

Rappelons que cette marche est en lien avec le mouvement mis en place par une jeune Suédoise de 16 ans, Greta Thunberg. Elle est connue pour ses manifestations régulières devant le Riksdag à Stockholm sous le slogan «grève scolaire pour le climat». Le mouvement est maintenant présent partout dans le monde et avec les étudiants, il demande aux gouvernements de poser des actions concrètes pour diminuer les gaz à effet de serre (GES).

À la Polyvalente

Du côté de la Polyvalente, beaucoup auraient bien voulu se joindre à la marche climat de vendredi dernier, mais comme l’établissement ne voulait en aucun cas cautionner l’événement, certains l’ont fait et d’autres non. Les élèves qui se sont absentés pour se joindre à la marche devront donc, par un billet signé des parents, motiver leur absence.

«Comme école, on comprend la cause, mais on ne peut pas endosser ça (…). On leur a proposé de faire ça sur l’heure du dîner et on aurait pu écourter la période avant le dîner, mais ce n’est pas ce que les élèves voulaient. Pour eux, c’était important de faire ça en même temps que tout le monde», a expliqué la directrice, Nathalie Ducharme.

Un groupe de jeune de plus en plus actif s’est mis en place. Un projet, encore au stade embryonnaire, a été soumis à la direction. «C’est peut-être prématuré d’en parler, mais il y a des élèves de secondaire 4 et 5 qui sont venus me déposer un projet pour qu’à la cafétéria on soit un peu plus écologique et moi, ce que je leur ai proposé, c’est de présenter directement ce projet aux responsables de la cafétéria. Cette rencontre-là n’a pas encore eu lieu», a raconté Mme Ducharme.

Le souhait de ce groupe est vraiment d’arriver à ce qu’à la cafétéria, on en vienne à utiliser seulement de la vaisselle (contenant) compostable et même qu’on en vienne à faire du compost puisque la nourriture n’y est pas encore compostée.

«Je ne sais pas, pour le moment, jusqu’à quel point on va pouvoir bouger là-dessus. On est derrière les élèves, on est avec eux même, mais je ne sais pas ce que ça peut vouloir dire pour la personne en charge de la cafétéria. Elle n’est pas gérée par la Polyvalente», a expliqué la directrice.

Une rencontre est prévue début avril entre la direction de la Polyvalente et les responsables de la cafétéria. D’ici là, la direction ne veut pas que du côté de la cafétéria on se sente bousculé ou qu’on ait l’impression de se faire mettre de la pression, puisque rien n’est encore en place et que les décisions seront prises de concert en impliquant tous les acteurs concernés par le projet.

De plus, la direction ne veut rien bousculer puisqu’elle tient à ce que ce soit les élèves eux-mêmes qui présentent le projet dans sa totalité.

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Kathleen Godmer , journaliste

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