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27 mars 2019

Pierre Flamand demeure catégorique par rapport à la 117

«On n’acceptera jamais autre chose qu’une quatre voies»

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Pierre Flamand, maire de Lac-des-Écorces et président de SOS 117 (photo: gracieuseté – MRC d’Antoine-Labelle).
Pierre Flamand, maire de Lac-des-Écorces et président de SOS 117 (photo: gracieuseté – MRC d’Antoine-Labelle).

Le président de SOS 117 et maire de Lac-des-Écorces accueille froidement les dernières nouvelles qui émanent du ministère des Transports concernant la route 117 entre Labelle et Mont-Laurier.

Ç’a pris sept ans pour constater que la croissance démographique est faible dans la MRC d’Antoine-Labelle. Vous ne trouvez pas qu’on tourne en rond au ministère des Transports?

Vous avez tout à fait raison. Entre 2012 et 2019, ils ont fait une mise à jour de l’étude qui avait été déposée en 2012. Je suis vraiment désolé des résultats qu’ils m’amenèrent en 2019. Ça prend sept ans pour nous dire ça?

Dans le communiqué de presse, on se félicite d’avoir franchi une nouvelle étape pour le tronçon de la route 117 entre Labelle et Rivière-Rouge. Vous n’avez pas plutôt l’impression que le gouvernement se laisse encore une porte de sortie pour ne pas réaliser la quatre voies?

Il y a un danger. (…) là, on nous arrive avec un communiqué de presse avec trois scénarios. On n’acceptera jamais autre chose qu’une quatre voies, c’est certain.

Le ministère se garde une marge de manœuvre pour laisser faire la quatre voies à Rivière-Rouge, où il y a des accidents mortels, mais on annonce le prolongement de la quatre voies à Mont-Laurier sur une distance d’environ 2 km, dans un secteur qui, à priori, n’est pas problématique. Où est la logique?

C’est la continuité du boulevard. On revendique ça. On revendique une quatre voies à partir du boulevard de Mont-Laurier, dépassé la municipalité de Lac-des-Écorces jusqu’au détour Mc Guire. Ça va être par étapes. Ils veulent le faire dans le budget annuel. Ça, je suis quand même d’accord. C’est pour sécuriser la 117, parce qu’il y a beaucoup de commerces qui poussent de chaque côté de la route. Ça prend un boulevard jusque dépassé Lac-des-Écorces, un point c’est tout.

À Québec, les gouvernements provincial et fédéral se chicanent pour savoir qui payera la facture de 559 M$ pour repeindre un pont. Dans les Hautes-Laurentides, on parle d’investir environ 125 M$ pour sauver des vies humaines. Ça fait 15 ans que SOS 117 réclame du concret et du côté du gouvernement, on semble encore avoir des réticences pour une quatre voies. Êtes-vous sûr que vous êtes pris au sérieux?

Moi, je dirais que oui. C’est certain que le dossier est au-dessus de la pile avec la CAQ. Chantale Jeannotte, elle prend les bouchées doubles, elle est du même avis que nous autres. Là, c’est des fonctionnaires qui ont de la misère à comprendre. C’est certain que les fonctionnaires nous ont déposé ça, mais là on va retourner à l’instance politique. On va reparler au ministre. Après avoir rencontré le ministre Bonnardel, la même journée, dans l’après-midi, j’ai rencontré le ministre Champagne, au fédéral. Le ministre Champagne, c’est lui qui a le portefeuille des infrastructures. Je lui ai présenté le dossier et, il ne m’a pas dit “oui je vais investir sur la 117”, mais il est en réflexion présentement et je veux le rencontrer et l’amener à ce que le fédéral mette 50% de la facture, comme ils ont fait avec la 175 entre Québec et Saguenay. (…) le ministre Champagne, (…) est un député québécois. On veut le sensibiliser à investir sur la Transcanadienne et il ne nous a pas dit non. Ça, c’est important.

Toute une série de travaux vont s’enclencher entre Rivière-Rouge et Mont-Laurier pour améliorer le tracé de la 117, mais qu’est-ce qui empêchera les automobilistes de se retrouver dans la voie inverse et de se faire frapper en cas d’accident ou de perte de contrôle?

Ce qu’ils annoncent, c’est de l’entretien de la 117. C’est pas de la réfection, c’est de l’entretien. De Rivière-Rouge à Mont-Laurier, c’est des voies auxiliaires qu’on a annoncées depuis 2011 et que ça n’a jamais été fait, correction de courbes, et ainsi de suite. En 2019, il va se faire une chose, c’est là où il y a le parc industriel à Rivière-Rouge. En réalité, il n’y a pas d’accidents mortels là à l’heure actuelle. Mais c’est quand même prévu. Pour 2020-2022, oui, ils vont corriger les courbes, ils vont faire des voies auxiliaires, c’est sur la table à dessin. Quand on a une trois voies, oui, c’est sûr que pour l’instant ça va améliorer.

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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