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25 mars 2019

Tronçon de la route 117 entre Labelle et Rivière-Rouge

A-t-on vraiment franchi une nouvelle étape?

Kathleen Godmer , journaliste

Chantale Jeannotte, députée de Labelle.
Chantale Jeannotte, députée de Labelle.

Dernièrement, le ministère des Transports (MTQ) a présenté, lors d’une rencontre avec la députée Chantale Jeannotte et le comité SOS 117, les premiers résultats de la mise à jour de l’étude d’opportunité pour le réaménagement de la route 117 entre Labelle et Rivière-Rouge en affirmant qu’une autre étape était franchie. Le Courant a voulu plus de détails et s’est entretenu avec la députée.

Combien l’étude d’opportunité de 2011 et son actualisation 2019 ont-elles coûté? On parle également d’une analyse comparative à venir pour retenir le meilleur scénario entre Labelle et Rivière-Rouge et d’un dossier d’opportunité à écrire: combien prévoit-on de dépenser pour ces deux étapes supplémentaires?

Les mandats pour l’étude d’opportunité et sa mise à jour ont coûté près de 300 000 $, dont près de 100 000 $ pour la mise à jour de l’étude d’opportunité. Les études complémentaires requises font partie de l’enveloppe globale du projet, lequel est assujetti à la Directive sur la gestion des projets majeurs d’infrastructure publique, car il estimé à plus de 100 M$.

On semble encore remettre en question la pertinence d’aménager une quatre voies entre Labelle et Rivière-Rouge. Est-ce que le ministère des Transports se trouve des défaites pour éviter d’avoir à investir de l’argent pour la sécurité des usagers de la route 117?

Le Ministère en respect de la Directive sur la gestion des projets majeurs d’infrastructure publique a l’obligation d’analyser plusieurs options afin de recommander la mise en place de la solution optimale. Ainsi trois scénarios sont à l’étude: la construction d’une route à quatre voies dans un nouvel axe; la construction d’une route à quatre voies dans l’axe actuel et l’amélioration de l’axe actuel par la séparation des voies et l’ajout de voies de dépassement.

Le ministère indique que lorsque le dossier d’opportunité sera complété, il consultera «l’ensemble des parties prenantes». Qui sont ces «parties prenantes»?

Tous les citoyens concernés, les services d’urgence, les municipalités, les commerçants localisés en bordure de la 117, les villégiateurs, etc. À noter que ces parties seront consultées non pas à la fin du dossier d’opportunité, mais bien en cours d’élaboration de celui-ci.

Vous dites que la population sera consultée: si l’avis de la population est qu’il faut construire une quatre voies entre Labelle et Rivière-Rouge, mais que l’analyse comparative recommande un autre scénario au gouvernement, comment la décision finale sera prise?

Un ensemble de facteurs est pris en considération, c’est d’ailleurs pourquoi le Ministère se doit d’élaborer un dossier d’opportunité afin de recommander au Conseil des ministres une solution optimale à long terme en respect de la Directive sur la gestion des projets majeurs d’infrastructure publique. Sur la base de cette recommandation, les autorités gouvernementales prennent la décision finale. La consultation des parties prenantes a pour but de mieux prendre en compte les préoccupations et comprendre les enjeux locaux (les impacts sur le milieu) afin d’identifier la solution optimale.

On parle de prolonger les quatre voies de la sortie sud de Mont-Laurier jusqu’à la halte routière de Mont-Laurier: en quoi ce secteur est-il problématique pour justifier de tels travaux alors que d’autres segments de la route 117 sont jugés plus dangereux?

Les quatre voies à la sortie de Mont-Laurier sont analysées pour des questions de capacité. Les débits à la sortie sud de Mont-Laurier sont de l’ordre de 9700 véhicules par jour.

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Kathleen Godmer , journaliste

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