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19 mars 2019

Troupe Montserrat

Bienvenue à Bienveillance

Colette Pilon, Nicolas Huberdeau, André-Jean Garneau et Patricia Jetté dans une scène de Bienveillance. Stéphane Lajeunesse et Jérôme Chartrand, absents de la photo, complètent la troupe. (photo: Renaud Giraldeau – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Colette Pilon, Nicolas Huberdeau, André-Jean Garneau et Patricia Jetté dans une scène de Bienveillance. Stéphane Lajeunesse et Jérôme Chartrand, absents de la photo, complètent la troupe. (photo: Renaud Giraldeau – Le Courant des Hautes-Laurentides).

C’est devant une salle comble, le 15 mars dernier, que la Troupe Montserrat a présenté la première de la pièce Bienveillance, un texte de Fanny Britt mis en scène par Michel Brunet.

Le texte de la dramaturge d’Amos explore les tabous de l’argent et du pouvoir à travers les relations d’amitié et familiales des personnages. Gilles Jean, incarné par Nicolas Huberdeau, avocat réputé faisant carrière à Montréal se retrouve dans une situation de conflit d’intérêts lorsqu’il doit défendre une cause contre Isabelle (Patricia Jetté), la conjointe de son ami d’enfance Bruno (André-Jean Garneau). Ils se retrouvent dans leur village natal, Bienveillance, où la dualité entre la ville et la campagne se déploie sous nos yeux grâce à l’habile mise en scène de Michel Brunet. «Nous avons travaillé sur le sens du texte. La ponctuation étant pratiquement absente du texte original, cela nous a permis de nous approprier le texte pour rendre les personnages vivants», déclare le metteur en scène.

Pour Colette Pilon, qui incarne la mère de Gilles Jean, Michel Brunet a su faire travailler les acteurs afin qu’ils s’approprient le sens du texte: «On a un metteur en scène qui nous a fait approfondir chaque bout de phrase. La pièce cherche l’empathie, l’accueil, la bienveillance». Elle incarne la figure du Québec des années 70, syndicaliste, féministe et revendicatrice, en opposition absolue avec le patron de Gilles Jean joué par Stéphane Lajeunesse. Gilles Jean, lui, se retrouve entre cet arbre qu’est sa mère et cette écorce qu’est le patron de sa firme d’avocat.

Pour Nicolas Huberdeau, pour qui Bienveillance est une première expérience avec la Troupe Montserrat, Gilles Jean sait ce qu’est la bonté, mais il est pris par l’argent, le luxe, la gloire. Il croit que nous avons tous des blocages qui, comme Gilles Jean, nous font déformer la réalité: «La pièce nous amène à nous demander qu’est-ce qui nous bloque dans la vie»?

Pour André-Jean Garneau, le personnage de Bruno l’a amené à réfléchir à ce qu’il est: «Il faut apprendre à se connaître bien comme il faut», ajoutant que Bruno doit composer entre la réalité de ce qu’est devenu Gilles Jean et ses souvenirs nostalgiques d’enfance. Pour lui Bienveillance est un texte qui porte un sens profond: «Chaque ligne du texte a une intention et on a travaillé tous ensemble pour faire ressortir ces émotions-là». André-Jean précise que les gens changent, mais qu’on ne s’en rend pas nécessairement compte, ce qui inclut nous-mêmes.

Deux autres représentations sont prévues les 21 et 22 mars prochain dès 20h au Bloc E du Centre collégial de Mont-Laurier. Les billets, s’il en reste, sont disponibles à La Griffe d’Alpha, via le site troupemontserrat.com ou par téléphone au 819-440-2044.

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