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14 mars 2019

Suite à quatre surdoses en Estrie et en Montérégie

Le CISSS des Laurentides met en garde contre le flubromazolam

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Le CISSS des Laurentides rappelle qu’en cas de surdose, il faut composer le 911 sans craintes puisque la loi protège les victimes. Avoir de la naloxone sur soi et savoir comment utiliser cet antidote au fentanyl peut également s’avérer une excellente idée. La naloxone est disponible gratuitement en pharmacie et auprès de plusieurs organismes communautaires de la région. Sur la photo: Jean-François Foisy, PDG du CISSS des Laurentides (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Le CISSS des Laurentides rappelle qu’en cas de surdose, il faut composer le 911 sans craintes puisque la loi protège les victimes. Avoir de la naloxone sur soi et savoir comment utiliser cet antidote au fentanyl peut également s’avérer une excellente idée. La naloxone est disponible gratuitement en pharmacie et auprès de plusieurs organismes communautaires de la région. Sur la photo: Jean-François Foisy, PDG du CISSS des Laurentides (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Attention aux comprimés vendus comme du Xanax, mais qui contiennent en fait du flubromazolam. C’est le message que la Direction de santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides passe aux consommateurs de drogues de rue et de comprimés achetés sur le marché noir. Cette substance a déjà conduit à quatre cas de surdoses sévères dans les régions de l’Estrie et de la Montérégie.

Le CISSS ne prend pas de détours pour alerter les consommateurs de drogue susceptibles d’acheter des comprimés vendus comme étant du Xanax, un médicament qui sert à traiter l’anxiété. Ils sont invités à «faire preuve d’extrême prudence».

Les quatre personnes qui croyaient avoir acheté du Xanax en Estrie et en Montérégie ont fait de sévères surdoses au flubromazolam. Deux d’entre elles sont des adolescents qui fréquentaient une école secondaire. Parmi les quatre personnes intoxiquées, le flubromazolam a même provoqué un arrêt cardiorespiratoire et une altération importante de la mémoire.

Le CISSS des Laurentides se veut tout de même rassurant, puisqu’aucune intoxication ou décès liés au flubromazolam n’est à signaler dans les Laurentides.

La naloxone inefficace contre le flubromazolam

L’établissement de santé fait toutefois le lien entre cette situation et celle de la contamination de drogues de rue par le fentanyl, une drogue très puissante à laquelle le flubromazolam est comparé. Récemment, Le Courant des Hautes-Laurentides avait rapporté que le CISSS des Laurentides avait mis en place une vigie concernant le fentanyl en juin 2017, soupçonné d’être en cause dans la mort par intoxication aux drogues de plusieurs personnes dans la région.

Selon le CISSS, le flubromazolam «peut être vendu seul ou en combinaison avec d’autres substances (ex.: acétaminophène) et se présente sous forme variée: comprimé, liquide et poudre. À noter cependant que la naloxone n’est pas efficace pour contrer les surdoses associées au flubromazolam, alors qu’elle est efficace pour celles associées au fentanyl ou autres opioïdes. Il n’y a toutefois pas de danger à utiliser la naloxone pour ce type de surdose».

Quelques conseils de prudence

La Direction de santé publique du CISSS rappelle que le meilleur moyen d’éviter de telles surdoses demeure bien évidemment de ne pas consommer de drogues et des comprimés provenant du marché noir.

Que l’on parle de flubromazolam, de fentanyl ou d’une quelconque autre drogue, il est recommandé de ne pas consommer seul. En cas de consommation en groupe, mieux vaut qu’une des personnes soit capable de porter assistance aux autres.

Une diminution de la dose est également un bon moyen d’éviter d’avoir une très mauvaise expérience, tout comme le fait de ne pas mélanger les drogues ou d’ajouter de l’alcool.

On peut reconnaître une surdose aux opioïdes grâce aux symptômes suivants: inconscience, somnolence, dépression respiratoire, couleur bleutée aux lèvres et au bout des doigts ou encore contraction des pupilles.

«(…) les consommateurs de drogues doivent être conscients qu’aucune drogue n’est à l’abri d’être contaminée ou remplacée par une autre substance.» – Direction de santé publique du CISSS des Laurentides

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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