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12 mars 2019

Espace Théâtre

Début d’une nouvelle ère pour Les Denis Drolet

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

Les Denis Drolet seront en spectacle à l’Espace Théâtre de Mont-Laurier le 16 mars prochain à 20h (crédit photo : Audric Gagnon).
Les Denis Drolet seront en spectacle à l’Espace Théâtre de Mont-Laurier le 16 mars prochain à 20h (crédit photo : Audric Gagnon).

Le 16 mars prochain à 20h, Les Denis Drolet seront en spectacle à l’Espace Théâtre de Mont-Laurier pour la présentation de leur spectacle d’humour «En attendant le beau temps». Après 20 ans de carrière et se sentant adopté et compris par le public, le duo s’assume et va plus encore plus loin dans la folie et l’absurdité. Pour nous en parler, rencontre avec le «Denis Drolet» sans barbe: Vincent Léonard.

En attendant le beau temps... Est-ce un spectacle prémonitoire conçu pour nous aider à passer à travers les tempêtes hivernales ?

Évidemment et carrément (rires)! À travers ça et tellement d’autres choses de la vie. On est dans un moment où ça va tellement mal au niveau de la température, de la politique, au niveau social et technologique; c’est comme une impasse. Ça brasse tellement qu’on s’est dit: quant à ça, on est peut-être moins absurde que tout ce qui se passe: c’est le temps de passer un bon moment avec les Denis Drolet en attendant le moment qu’il y ait quelque chose de mieux.

En comparaison à vos trois premiers spectacles, en quoi diffère «En attendant le beau temps»?

C’est un spectacle sans entracte et seulement du stand-up; il n’y a pas de sketchs. C’est vraiment les deux personnages qui reviennent devant leur micro un peu à la manière de «Ding et Dong» à l’époque. C’est juste jaser et faire des petites «scénettes» avec des interactions avec le public. Auparavant, c’était un peu plus théâtral et les gens assistaient à quelque chose des Denis Drolet. Maintenant, tout le monde est inclus; on est ensemble et le party lève humblement. C’est probablement le spectacle qui donne le mieux les Denis Drolet tout en allant plus loin que jamais, dans le texte, les propos, et dans l’intensité.

Déjà un an, est-ce que votre spectacle a évolué depuis sa première sortie devant public?

Pas énormément, mais au niveau du jeu, probablement que oui, ça fait toujours ça en fait. Quand on fait la première, ça ne fait pas longtemps qu’on est sorti de notre mise en scène; on est encore à la recherche de nos repères. Dans l’interprétation, il y a une plus belle fluidité. Nous autres, on a beaucoup plus de plaisir à se laisser surprendre en interprétant les textes de manière différente chaque soir. Les gens ne se rendent pas compte de ça; le texte n’a pas vraiment dérogé, des petites coupures, mais il reste fidèle à lui-même.

Vous êtes les spécialistes de l’humour absurde au Québec, avez-vous atteint vos limites avec ce spectacle?

Je pense que non. Justement, on se plaît un peu à dire que c’est comme si c’était le premier spectacle des Denis Drolet, dans le sens que c’est qu’on aurait voulu faire en début de carrière. C’est ce qu’on aurait voulu atteindre, mais qu’on ne pouvait pas parce qu’on n’avait pas d’expérience. On était encore très jeunes, c’était embryonnaire. C’est comme un renouveau; une espèce de sentiment de liberté et de folie qui étaient là en début de carrière, qui est toujours là aujourd’hui, mais encore plus assumé et plus compris par le public. Je pense que c’est juste le début, entre guillemets, d’une ère des Denis Drolet. Est-ce qu’on peut aller encore plus loin, explorer de nouvelles facettes de cette absurdité-là, je pense que oui.

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Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

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