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9 mars 2019

Basketball féminin

Alexanne L’Heureux recrutée par une université ontarienne

Renaud Gilraldeau

Alexanne L’Heureux lors de l’annonce de son recrutement par l’UOIT (photo: gracieuseté – UOIT Athletics).
Alexanne L’Heureux lors de l’annonce de son recrutement par l’UOIT (photo: gracieuseté – UOIT Athletics).

La Lauriermontoise Alexanne L’Heureux, membre de l’équipe de basketball des Nomades du Collège Montmorency à Laval, a été recrutée par les Ridgebacks de l’Institut de technologie de l’Université de l’Ontario (UOIT).

Son entraîneur chez les Nomades du Collège Montmorency, Yannik Boivin, n’avait que des bons mots pour l’athlète qui évolue présentement en deuxième division collégiale. «C’est très rare que des filles de deuxième division soient recrutées par des universités. Il y en a une ou deux par année en moyenne», déclare Yannik Boivin lors d’une entrevue avec Le Courant. Il précise que le calibre ontarien est plus élevé et que la sélection d’Alexanne est d’autant plus rare.

Un parcours atypique

Avant d’entreprendre son parcours collégial, il y a trois ans, Alexanne L’Heureux a évolué avec des garçons au niveau juvénile. C’est qu’il n’y avait pas d’équipe juvénile féminine à Mont-Laurier, une situation dont elle a su tirer profit selon Yannik Boivin. Selon lui, son jeu a beaucoup évolué au cours des dernières années, notant qu’Alexanne trouvait le moyen d’améliorer sa prise de décision chaque fois qu’elle se retrouvait avec de meilleurs joueurs.

«Alexanne est dédiée à son sport. Au secondaire elle se déplaçait à Rosemère et Saint-Jérôme pour continuer à jouer à son niveau. C’est ce dévouement qui nous a menés à la recruter», précise Yannik Boivin. Un dévouement que les recruteurs ontariens ont aussi su reconnaître.

Une joueuse heureuse

En entrevue, Alexanne L’Heureux est demeurée très humble: «Je suis fière, mais surtout très heureuse de pouvoir continuer de pratiquer mon sport à l’université», déclare l’intéressée. Celle qui entreprendra un baccalauréat en biopharmaceutique appréhende le début de ses études en Ontario: «Je vais devoir apprendre l’anglais! Nous avons du soutien et des mentors, je n’ai pas si peur de me lancer dans des études en anglais», ajoute Alexanne en riant.

L’Institut de technologie de l’Université de l’Ontario n’avait pas d’équipe féminine de basketball avant la prochaine saison 2019-2020. Alexanne se joint donc à une toute nouvelle équipe qui entreprendra sa saison inaugurale à son arrivée en septembre. Un défi qu’elle compte relever, comme tous les autres défis qu’elle a dû relever au cours de sa carrière de joueuse de basketball.

«C’est très rare que des filles de deuxième division soient recrutées par des universités. Il y en a une ou deux par année en moyenne». – Yannik Boivin, entraîneur de basketball des Nomades du Collège Montmorency

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Renaud Gilraldeau