Suivez le courant!       819 623-7374
Partager:

Mort de Michel Bastien

L’homme était intoxiqué au Fentanyl et à la méthamphétamine

Simon Dominé , Rédacteur en chef

La consommation abusive de drogues, dont du Fentanyl, est une des causes pouvant expliquer la mort de Michel Bastien (photo: archives – Code Rouge Mont-Laurier).
La consommation abusive de drogues, dont du Fentanyl, est une des causes pouvant expliquer la mort de Michel Bastien (photo: archives – Code Rouge Mont-Laurier).

Le coroner Me Steeve Poisson a déposé son rapport sur la mort de Michel Bastien, survenue le 17 mars 2018 à Notre-Dame-de-Pontmain. Selon lui, l’homme serait mort sous l’effet combiné d’une hypothermie et d’une poly-intoxication aux drogues. On parle notamment de Fentanyl et de méthamphétamine.

C’est à un citoyen que l’on doit la découverte du corps deux jours plus tard. Ce dernier a aperçu M. Bastien assis sur son balcon simplement vêtu d’un caleçon malgré le froid. Il s’est approché, a constaté que l’homme de 54 ans qui habitait seul était en arrêt cardio-respiratoire et a appelé le 911. On n’a pu que constater le décès de M. Bastien à l’hôpital.

Le lendemain, un examen a été pratiqué au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal. «(…) la présence de trois timbres de Fentanyl au thorax antérieur» a été constatée, écrit Me Poisson. Il n’y avait pas de trace d’alcool dans le sang, mais la présence de méthamphétamine, de Fentanyl et de métabolite de cannabis est avérée. Le coroner note que «La présence de deux médicaments d’ordonnance non prescrits à M. Bastien dont un à taux toxique a été détectée».

Consommateur de drogues, M. Bastien n’a pas laissé d’indice permettant de croire à un suicide, même si l’hypothèse n’est pas totalement écartée, d’autant qu’il avait des antécédents en la matière remontant à 2016. Après avoir sauté par une fenêtre du deuxième étage, l’homme a tenté de rentrer chez lui, mais la porte verrouillée l’en a empêché.

Aucune autre trace de pas que celles de M. Bastien n’ont été retrouvées dans la neige. «Il est permis de croire que la consommation abusive de drogues ait pu provoquer un épisode hallucinatoire qui l’aurait poussé à briser la fenêtre et à sauter», mentionne Me Poisson, qui conclut à «un décès d’intention indéterminée».

Partager:

Simon Dominé , Rédacteur en chef

  • Courriel