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11 février 2019

Mont-Laurier

La polyvalente St-Joseph endeuillée par la mort d’une élève

Simon Dominé , Rédacteur en chef

La polyvalente St-Joseph, à Mont-Laurier (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
La polyvalente St-Joseph, à Mont-Laurier (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

La polyvalente St-Joseph de Mont-Laurier vit des heures difficiles, suite au décès d’une de ses élèves, Britany Gareau, survenu lors d’un accident sur la route 117 le 8 février en début de soirée. «Toute l’équipe est bien mobilisée, a assuré la directrice, Nathalie Ducharme, le 11 février au matin. Les profs qui n’ont pas de cours en ce moment se promènent dans l’école pour être sûrs qu’on n’échappe pas un élève qui est malheureux dans un coin.»

«Quand il arrive un drame, que ce soit un élève, un parent d’élève ou un membre du personnel, on a un comité qui se rencontre toujours pour faire un premier plan de match, a expliqué Mme Ducharme. Nous nous sommes rencontrés très tôt ce matin. Et là, comme c’est une élève de l’école, on a aussi demandé aux enseignants de 4e et 5e secondaire de nous rejoindre avant l’arrivée des élèves, pour s’assurer que tout le monde avait la bonne information et qu’on soit prêts à recevoir les élèves. Toute la journée, aujourd’hui et demain, on a une équipe de professionnels qui est disponible dans l’école. On a un local qui est ouvert aujourd’hui et demain, c’est sûr; peut-être mercredi aussi. Les élèves sont libres d’y entrer et d’y sortir, peu importe les heures de classe.»

Une élève «populaire»

Parmi les 1 230 élèves qui fréquentent l’établissement, environ 220 sont scolarisés en 5e secondaire, comme Britany. La directrice a décrit une élève «bien populaire», «tranquille» et «bien connue par tout sa cohorte». Ce n’est pas le premier drame auquel Mme Ducharme est confrontée depuis qu’elle est devenue, il y a cinq ans, la directrice de l’établissement.

«Aujourd’hui, on devait faire le lancement des Journées de la persévérance, a rappelé Mme Ducharme. J’ai demandé que ce soit annulé et heureusement, on a accepté ça. On ne fera pas ça chez nous. C’est sûr que les classes, au niveau des évaluations et tout ça, aujourd’hui on va éviter.»

La cellule de crise mise en place comprend des psychoéducatrices et des éducatrices spécialisées «qui connaissent bien les élèves», mais le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides est également prêt à aider. «On sait que si on a davantage besoin d’aide, on peut demander, a mentionné la directrice. Mais autrement, on gère ça à l’intérieur même de l’équipe.»

Réaction de SOS 117

De son côté, le comité SOS 117, qui milite depuis des années pour assurer une meilleure sécurité des usagers de la route entre Mont-Laurier et Labelle, a offert ses condoléances à la famille éprouvée le lendemain du drame. «Le comité SOS 117 poursuit sa croisade pour que cet événement soit le dernier», a écrit le comité sur les réseaux sociaux.

Le dernier accident mortel dans ce secteur de la route 117 remonte au 30 décembre dernier. Une dame de 76 ans avait perdu la vie au kilomètre 151. Son véhicule avait effectué un face-à-face avec une autre auto dans laquelle quatre occupants âgés d’une vingtaine d’années prenaient place.

«Le comité SOS 117 poursuit sa croisade pour que cet événement soit le dernier.»

– Comité SOS 117

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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