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21 janvier 2019

«Mettre la tête où l’on pense»

À la fois fragile, solide, transparent et déformé

«Mettre la tête où l’on pense» de Michèle Lapointe est une installation composée de 13 éléments rétroéclairés disposés au sol et de huit photographies grandeur nature accrochées aux murs (photo: gracieuseté - Nicolas Aubry de Zoom Studio photo).
«Mettre la tête où l’on pense» de Michèle Lapointe est une installation composée de 13 éléments rétroéclairés disposés au sol et de huit photographies grandeur nature accrochées aux murs (photo: gracieuseté - Nicolas Aubry de Zoom Studio photo).

Au centre des «ventres» de verre déformés se cachent différentes réalités. À travers son exposition «Mettre la tête où l’on pense» au Centre d’exposition de Mont-Laurier, Michèle Lapointe entraîne son public dans l’univers des émotions : la sensibilité à la condition humaine, aux douleurs, aux non-dits et à la difficulté de l’individu à prendre sa place de manière harmonieuse dans la société.

«C’est un extrait du roman québécois Carapace de Mario Girard, qui a écrit plusieurs livres sous le nom de Marie Auger, qui a inspiré mes œuvres», explique l’artiste. Celle-ci s’empresse d’ailleurs d’en lire un extrait au public. Dans cet extrait, le personnage du roman fait référence à un «ventre en verre». Il n’en fallait pas plus pour faire vagabonder l’imagination fertile de l’artiste à travers une série de ventres de verre déformés qui laissent entrevoir différentes réalités.

Artiste autodidacte

Michèle Lapointe se considère comme étant une artiste autodidacte. Même si elle touche à plusieurs médiums, elle est avant tout attirée par le verre. Elle a travaillé cette matière tout au long de sa carrière, autant dans le domaine de l’art public que dans ses œuvres personnelles. Elle occupe d’ailleurs un poste de professeur chez Espace Verre, seule école de métiers d’art du verre au Québec

Prix Jean-Marie-Gauvreau

Michèle Lapointe recevait le prix Jean-Marie-Gauvreau pour son œuvre « Mettre la tête où l’on pense », le 6 décembre dernier au Salon des métiers d’art de Montréal

«La nature ambigüe du verre, à la fois fragile et solide, mais aussi transparent et déformé, permet à Michèle Lapointe d’obtenir des effets optiques anamorphosants afin de briser l’impression d’immobilité des textes, des images et des objets joints. Il les fait disparaître et réapparaître en laissant voir, selon les points de vue et la sensibilité de chacun, des impressions de détresses, d’abandons et d’abus faits aux enfants.» - Conseil des Métiers d’art du Québec.

Jusqu’au 16 mars

L’exposition «Mettre la tête où l’on pense» de Michèle Lapointe se poursuivra jusqu’au 16 mars au Centre d’exposition de Mont-Laurier. L’horaire de la salle est du lundi au vendredi de 10 h à 16 h et samedi de 10 h à 16 h 30.

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