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5 janvier 2019

Deux artistes d’ici allient leur talent

À la découverte de l’humain et de l’hiver acadien

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

Valérie Levasseur, artiste multidisciplinaire, et Hélène Desgranges, écrivaine, en sont à leur premier partenariat ensemble. Celles-ci sentent déjà qu’elles forment un duo du tonnerre et elles comptent bien représenter la région (photo: gracieuseté).
Valérie Levasseur, artiste multidisciplinaire, et Hélène Desgranges, écrivaine, en sont à leur premier partenariat ensemble. Celles-ci sentent déjà qu’elles forment un duo du tonnerre et elles comptent bien représenter la région (photo: gracieuseté).

L’écrivaine Hélène Desgranges et l’artiste en arts visuels Valérie Levasseur partiront à la recherche d’histoires vécues, d’artéfacts et d’images inspirantes qui résulteront en deux projets artistiques intitulés «Hiver arrêté». Ces deux œuvres, intimement connectées entre elles, seront le lien artistique qui unira les gens et les paysages du Québec et du Nouveau-Brunswick.

C’est lors d’une visite éclair l’hiver dernier au Nouveau-Brunswick qu’Hélène Desgranges a eu le coup de foudre pour les paysages givrés de la péninsule acadienne. Bien que ce soient les bibliothèques du Nouveau-Brunswick qui ont inspiré à Hélène son projet d’écriture, c’est par contre le vent froid de la mer qui lui a insufflé l’idée d’associer son talent à celui de l’artiste multidisciplinaire, Valérie Levasseur.

Inspirée par l’audace de Valérie et sa volonté de réussir en tant qu’artiste professionnelle, Hélène a fait appel à son grand talent en art visuel pour dynamiser sa résidence d’écriture. Chacune pourra s’inspirer des coups de cœur et des œuvres réalisées par l’autre.

Sa demande de bourse pour son projet d’écriture a été déposée auprès du Conseil des arts et des lettres du Québec. Cette bourse lui permettra de réaliser une résidence d’écriture Québec/Nouveau-Brunswick.

Hiver arrêté

«Je n’ai pas eu de difficulté à trouver mon sujet. L’hiver acadien et celui d’ici se ressemblent beaucoup, il y a tant de gens arrêtés par la neige et le froid», raconte Hélène. Pour lier les deux réalités régionales, Hélène Desgranges a songé qu’une série de photos prises dans les deux régions pourrait faire l’objet d’une exposition publique. Son conjoint, Guy Gaucher, pourvoyeur «arrêté par l’hiver», l’accompagnera dans une partie de ses démarches en captant des images aériennes des deux régions.

Son projet consiste en une correspondance fictive entre des gens des Hautes-Laurentides au Québec et ceux du comté de Gloucester au Nouveau-Brunswick. Les témoignages recueillis au fil des rencontres avec les gens de la place alimenteront ses récits. Pour ce faire, l’auteure ira à la rencontre des employés saisonniers, des retraités qui ne sortent plus en hiver, des snowbird acadiens et québécois qui fuient le froid et même des enfants inquiets du chômage de leurs parents et bien d’autres situations inspirées par les gens d’ici et de là-bas.

Le projet de Valérie

De son côté, Valérie va s’amuser à faire un parallèle entre les paysages d’hiver et les artéfacts des Hautes-Laurentides et ceux du Nouveau-Brunswick. «Probablement des artéfacts en lien avec les travailleurs saisonniers, comme le suggère le titre de notre projet. Je veux créer une série d’œuvres douces et poétiques (comme d’habitude), mais aussi trouver des associations intéressantes à faire au niveau pictural entre les deux régions.»

Valérie passera donc une semaine en Acadie, soit en janvier pour les prises de vue. C’est lors de son retour dans son atelier à Mont-Laurier qu’elle amorcera son travail de création à partir de photographies prises au Nouveau-Brunswick et d’autres qui seront prises ici.

«C’est la première fois que je mettrai les pieds au Nouveau-Brunswick, se réjouit Valérie Levasseur. Je n’en reviens pas encore de pouvoir mettre en photo des artéfacts acadiens qui viendront trouver un lien avec ceux que j’adore utiliser ici.»

Un premier partenariat

La collecte de témoignages et d’artéfacts pour leur projet artistique débutera en janvier et peut se prolonger jusqu’en mars 2019. Pour leur destination, le choix d’Hélène semble s’être arrêté au comté de Gloucester qui est l’un des plus populeux de la province et celui qui compte le plus de municipalités (83 municipalités).

Les deux artistes préviennent que leur quête peut aussi bien les entraîner ailleurs sur le territoire des Laurentides tellement leur curiosité et leur recherche d’inspiration sont sans borne.

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Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

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