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16 décembre 2018

Un doctorat honoris causa de l’UQAM

L’apport de Domingo Cisneros à la culture autochtone est salué

Ronald McGregor - Info Nord , journaliste

L’artiste multidisciplinaire Domingo Cisneros lors de l’événement du 4 décembre dernier où l’UQAM lui décerna un convoité doctorat honoris causa (photo: gracieuseté - UQAM).
L’artiste multidisciplinaire Domingo Cisneros lors de l’événement du 4 décembre dernier où l’UQAM lui décerna un convoité doctorat honoris causa (photo: gracieuseté - UQAM).

L’artiste multidisciplinaire Domingo Cisneros a reçu le 4 décembre un doctorat honoris causa de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) pour sa contribution exemplaire à la reconnaissance de l’art autochtone contemporain au pays ainsi que son engagement social.

Cette distinction enviable souligne aussi en gros trait son apport de pionnier de l’art autochtone contemporain et il récolte les éloges pour sa défense constante des valeurs transculturelles et interdisciplinaires.

Un des artistes phares des Premières Nations, l’artiste a longtemps habité La Macaza et il fut l’un des membres fondateurs de Boréal Multimédia, un regroupement d’artistes toujours actif.

Voir une richesse

Wanda Campbell, à la fondation de Boréal Multimédia et partenaire de l’artiste des années durant, partage de bons souvenirs de M. Cisneros. Son approche envers la nature et son amour indéfectible de la forêt occupe une place importante dans son hommage. Elle a confié au journal quelques paroles.

«C’était aussi un temple, un musée, une galerie d’art, un lieu de guérison et de repos, et en même temps, une source d’énergie créative, de stimulation. Ce n’était pas une approche fondée sur le romanticisme. Il voyait la cruauté de la nature autant que sa bonté, sa générosité. Dans la forêt, il a dit à un moment donné que le massacre est quotidien. On était imbus d’un profond anti-élitisme, la conviction que la culture appartient à tous, et non juste aux élites sociales et économiques, que les grandes villes n’avaient pas le monopole de la culture et que des événements de grande envergure pouvaient être entièrement conçus, créés et présentés en milieu rural ou sauvage. Je pense qu’on a bien démontré ça dans les Hautes-Laurentides pendant les années 80 et 90.»

Plus loin que l’esthétisme

Benoît Ricard, porte-parole des Précambriens, en avait long à dire au journal sur M. Cisneros. «Personnellement, en cette ère de fin du monde, Domingo nous rapproche plus que jamais de la seule solution envisageable, à ce qui se cache de plus précieux dans nos petites existences c’est-à-dire nos rapports oubliés et nos interactions respectueuses avec la biomasse, avec tout ce qui vit. Son approche de la nature va beaucoup plus loin que l’esthétisme, c’est alimentaire, médical, psychologique, philosophique, poétique, spirituel: la forêt est littéralement son laboratoire, son atelier.»

La remise du doctorat honoris causa à l’artiste a été quelques jours auparavant le sujet d’un reportage à la télévision de Radio-Canada. C’est dire l’importance de Domingo Cisneros.

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Ronald McGregor - Info Nord , journaliste

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