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8 novembre 2018

Coopérative de télécommunications d’Antoine-Labelle

Le président claque la porte, le directeur général est remercié

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Christian Roy, qui était le directeur général de la CTAL, a été remercié le 2 novembre dernier par le conseil d’administration (photo: gracieuseté).
Christian Roy, qui était le directeur général de la CTAL, a été remercié le 2 novembre dernier par le conseil d’administration (photo: gracieuseté).

Trois semaines après que son président a claqué la porte, la Coopérative de télécommunications d’Antoine-Labelle (CTAL) se retrouve sans directeur général. Le conseil d’administration l’a congédié le 2 novembre. La nouvelle présidente, Anne-Virginie Schmidt s’explique sur ces départs.

Ce qu’il faut retenir

- Le président de la CTAL, Robert Nault, élu président de la coopérative le 11 décembre 2017, a quitté son poste il y a trois semaines.

- Anne-Virginie Schmidt, qui était la trésorière de la CTAL, remplace M. Nault à la présidence jusqu’à la prochaine assemblée générale annuelle.

- Le directeur général de la CTAL, Christian Roy, embauché le 30 avril 2018, a été remercié de ses services le 2 novembre dernier par le conseil d’administration.

Ce qu’elle a dit

- «Il (Robert Nault, ndlr) est parti de son propre chef. Je pense que dans un conseil d’administration, on (…) partage des opinions qui sont différentes par moment et peut-être que pour certaines personnes, c’est plus difficile de se rallier quand huit personnes disent “blanc” et une personne dit “noir”. Il y a un moment donné où je pense que M. Nault n’était juste pas d’accord avec l’unanimité de la décision des autres et il a décidé de quitter.» – Anne-Virginie Schmidt, présidente de la CTAL

- «Ce qui est arrivé avec notre directeur général et la décision qui a été prise à l’unanimité par le conseil d’administration, c’est de dire: “on ne croit pas que ce qu’on avait défini comme poste pour le directeur général est le même aujourd’hui” et c’est pour ça qu’on a décidé de mettre fin au contrat de travail. (…). Dans l’atteinte de nos objectifs, il y avait des éléments plus cruciaux qui ont pris de l’importance et qui n’étaient pas comblés nécessairement par la personne qui était en poste.» – Anne-Virginie Schmidt, présidente de la CTAL

Faits saillants

Le poste de directeur général de la CTAL sera affiché rapidement. Le directeur des opérations, Christian Bélisle, conserve son poste. On prévoit l’embauche de cinq employés d’ici le mois de mars 2019 et dix de plus à l’été 2019. On parle notamment des responsables de l’expérience client et des ressources humaines.

La prochaine personne qui occupera le poste de directeur général devra notamment avoir de l’expérience au niveau de la politique de gestion contractuelle. «(…) on a énormément d’appels d’offres à faire dans les deux premières années et c’est quelque chose d’assez précis comme travail à faire, a ainsi mentionné Mme Schmidt. Ça, c’est un des points par exemple qui est hyper important maintenant.»

La MRC d’Antoine-Labelle, qui est propriétaire du réseau, veut notamment que la CTAL se dote d’une politique de service à la clientèle. Une autre des conditions fixées à la CTAL est d’assurer un service internet haute-vitesse de base à 38$. Mme Schmidt estime que les maires veulent tout simplement s’assurer que le service qui sera donné aux citoyens de la MRC d’Antoine-Labelle sera adéquat. Les détails sur l’entente cadre entre la MRC et la CTAL seront connus prochainement.

La nouvelle présidente de la CTAL se montre très confiante dans la capacité de la coopérative d’offrir un service de qualité à sa clientèle à prix compétitif et semble confiante quant à la capacité de la CTAL d’être plus séduisantes pour les consommateurs que les entreprises privées. «Il y a Vidéotron et nous, on s’est engagés à ne pas passer où Vidéotron avait déjà de la fibre, a-t-elle expliqué. Et les Télébec de ce monde, ils n’ont jamais voulu venir développer la fibre dans la région. Pour eux, c’était pas intéressant jusqu’à ce jour. (…). Si on est deux fois le prix et on est trois plus lents, on n’a pas de chances. Mais si on est compétitifs, que notre prix est bon et que la vitesse est là… Je pense que notre prix va être le meilleur, parce que, justement, on n’a pas les mêmes objectifs de rendement d’affaires qu’une entreprise privée.»

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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