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7 novembre 2018

Rivière-Rouge

Un homme en prison jusqu’à son procès pour violence conjugale

Gilles C. Poirier

Un homme de Rivière-Rouge accusé de voies de faits sur sa conjointe enceinte de 40 semaines s’est vu refuser sa remise en liberté le 29 octobre dernier (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Un homme de Rivière-Rouge accusé de voies de faits sur sa conjointe enceinte de 40 semaines s’est vu refuser sa remise en liberté le 29 octobre dernier (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Un individu de 50 ans, de Rivière-Rouge, s’est vu refuser sa remise en liberté jusqu’à son procès pour violence conjugale. Ainsi en a décidé le juge Sylvain Lépine.

Le 29 août 2018, la Sûreté du Québec (SQ) est intervenue dans une résidence de Rivière Rouge suite à un appel pour violence conjugale. Le couple était intoxiqué par l’alcool et la drogue. L’individu se serait livré à des voies de fait contre sa conjointe et aurait proféré des menaces de mort.

Mis en état d’arrestation il a été conduit au poste de police. Il a été relâché avec une promesse de comparaitre devant le tribunal, ainsi que des engagements de ne pas communiquer avec la présumée victime, de ne pas se rendre à sa résidence et de ne pas consommer d’alcool et de drogue.

Par peur de représailles, la présumée victime ne voulait pas porter plainte. La procureure aux Poursuites criminelles et pénales a alors usé de son droit pour déposer des accusations contre l’individu le 22 octobre 2018.

Nouvelle intervention de la SQ

Le 24 octobre 2018, la SQ a de nouveau été appelée pour les mêmes motifs. Malgré ses engagements, l’individu s’est retrouvé dans la même situation. Le couple était encore hautement intoxiqué et, selon le terme employé par la procureure aux Poursuites criminelles et pénales, il s’agissait d’«une vraie beuverie». La conjointe portait des marques rouges à la gorge et des menaces auraient également été proférées. Elle a fait une crise de panique et a été transportée au Centre hospitalier.

Tel que mentionné au tribunal, la conjointe était enceinte de 40 semaines aux moments des évènements.

Arrêté, l’individu a comparu le lendemain au Palais de justice de Mont-Laurier pour y être accusé de voies de fait, de menaces de mort et de bris de conditions.

Décision du juge

Le 29 octobre 2018 lors de son enquête sur remise en liberté, il a promis de respecter toutes les conditions qui lui seraient imposées s’il était remis en liberté.

Le juge Lépine a expliqué que le tribunal devait évaluer la dangerosité de l’individu. Celui-ci a des antécédents judiciaires en matière de vol, de voies de faits, de conduite avec facultés affaiblies et de possession de stupéfiants. Sans emploi, il consomme alcool et stupéfiants et a des problèmes de violence. Mettant en doute la crédibilité du témoignage de l’accusé, le juge Lépine a refusé sa remise en liberté et a ordonné sa détention jusqu’à la fin des procédures.

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Gilles C. Poirier