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5 octobre 2018

Plan d’engagement vers la réussite 2018-2022

Renaud Gilraldeau

La Commission scolaire Pierre-Neveu a présenté le 2 octobre dernier son plan d’engagement vers la réussite 2018-2022 (photo: Archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
La Commission scolaire Pierre-Neveu a présenté le 2 octobre dernier son plan d’engagement vers la réussite 2018-2022 (photo: Archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Le 2 octobre dernier, la Commission scolaire Pierre-Neveu (CSPN) a présenté à la population son plan d’engagement vers la réussite 2018-2022. Le Courant a profité de cette rencontre pour recueillir les réactions des commissaires au sujet de l’élection du nouveau gouvernement.

Les commissaires réagissent à l’élection

Ce qu’il faut retenir

Depuis l’implantation du dernier plan de réussite 2010-2017, plusieurs indicateurs sont en nette amélioration. Par exemple le taux de sortie sans diplôme ni qualification est en forte baisse ayant passé de 36,2% à 11,6%. Le taux de sortie avec diplôme de 5e secondaire est en progression, ayant passé de 70% à 80% sur la même période.

Le plan d’engagement vers la réussite 2018-2022 a pour objectif d’augmenter les résultats scolaires, notamment en français. La CSPN cible aussi les transitions entre le primaire et le secondaire, le développement professionnel des enseignants et la rétention du personnel professionnel comme objectifs centraux du plan.

La CSPN veut s’assurer que les enseignants utilisent des pratiques pédagogiques dites «efficaces». Par contre, la CSPN n’était pas en mesure de dire combien d’enseignants utilisent ou pas ces pratiques pédagogiques «efficaces» à l’heure actuelle et ne dispose d’aucun état de la situation en ce sens.

Ce qu’ils ont dit

«La situation s’est améliorée avec le dernier plan de réussite, mais il reste encore beaucoup de place à l’amélioration.» – Normand Bélanger, président du conseil de la CSPN

«Nous voulons mettre en place des communautés d’apprentissage pour les enseignants afin d’améliorer les pratiques efficaces.» – Claudine Millaire, directrice générale de la CSPN

«Nous n’avons pas d’étude à savoir quels enseignants utilisent les pratiques pédagogiques efficaces comme l’enseignement explicite, par exemple.» – Claudine Millaire, directrice générale de la CSPN

Retour sur l’élection du 1er octobre

Lors de la rencontre, les élus scolaires ont réagi à l’élection d’un gouvernement majoritaire de la CAQ le 1er octobre dernier. Les commissaires croient que les propositions de la CAQ vont frapper le mur de la réalité, notamment lorsqu’il est question de la transformation des commissions scolaires en centres de services centralisés, comme en témoigne Normand Bélanger, président du conseil de la CSPN : «Centraliser a ses limites. La CAQ dit que la paye peut se faire de n’importe où, mais on a vu avec Phénix ce que ç’a donné»!

Concernant les maternelles 4 ans, les commissaires ont fait valoir que le projet-pilote répondait à un besoin pour les enfants qui ne vont ni au CPE ni à une garderie, mais qu’il ne faudrait pas sortir les enfants des CPE pour autant. «Ils ont déjà commencé à tempérer leur position sur la maternelle 4 ans, ça ne fait même pas un jour qu’ils sont élus. Alors on verra», a déclaré à ce sujet le commissaire Benoît Legault.

Le commissaire Pierre Charbonneau voit d’un bon œil les promesses salariales envers les enseignants, mais doute de l’idée d’envoyer la gestion directement dans les écoles: «Ils vont devoir livrer leur engagement sur la valorisation des enseignants, c’est important. Par contre, je crois qu’ils ne comprennent pas tout ce que les commissions scolaires font. Il y a plein de petites écoles ici, ça prend beaucoup de gestion pour les ressources humaines, on ne peut pas envoyer ça directement dans les écoles».

En conclusion, Normand Bélanger rappelle que les libéraux ont abandonné les commissaires plutôt que de tenter de valoriser la démocratie scolaire ce qui explique selon lui la volonté de la CAQ d’abolir les élus scolaires. Il croit néanmoins que le rôle des commissaires mériterait d’être revalorisé plutôt que d’être aboli afin de s’assurer «d’avoir des gens de la communauté qui prennent les décisions pour nos écoles».

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Renaud Gilraldeau