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12 septembre 2018

Entreprenariat

Nathalie Sigouin finaliste du Prix Femmes d’affaires du Québec

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Nathalie Sigouin (photo: Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Nathalie Sigouin (photo: Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).

À la tête de l’entreprise N. Sigouin infra-conseils à Mont-Laurier, Nathalie Sigouin fait partie des 30 finalistes du 18e concours Prix Femmes d’affaires du Québec (PFAQ). «C’est un bel honneur pour moi!», a-t-elle confié au Courant.

L’entrepreneure, qui a lancé sa firme d’ingénierie dans son sous-sol en janvier 2014, avait présenté sa candidature un peu plus tôt cet été. Elle a appris la bonne nouvelle le 5 septembre dernier et obtient donc son passeport pour le gala du PFAQ. Organisé par le Réseau des Femmes d’affaires du Québec (RFAQ) le 7 novembre prochain au Palais des congrès de Montréal, il permettra d’élire dix lauréates dans autant de catégories.

Pour sa part, Mme Sigouin est en lice avec deux autres femmes d’affaires pour obtenir le premier prix dans la catégorie «petite entreprise», qui concerne les PME de moins de 25 employés dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas un millions de dollars.

«Ça fait quand même quatre ans et demi que je suis en affaires, rappelle Mme Sigouin. La première année, j’étais finaliste provinciale pour le concours québécois en entreprenariat. J’étais le coup de cœur des Laurentides, je me suis rendue à la finale provinciale. L’année dernière, j’ai remporté le Draveur employeur de choix à la Chambre de commerce de Mont-Laurier. J’ai toujours appliqué sur des concours. Étudiante, j’appliquais sur des bourses, sur des programmes. J’ai eu beaucoup, beaucoup de bourses d’excellence. C’est comme dans ma nature d’aller voir comment je me mesure par rapport au marché.»

Elle a d’ailleurs appris que sa candidature avait également était retenue pour donner une conférence au mois de novembre à Québec, sur les enjeux des petites et moyennes municipalités.

Une entreprise en expansion

Originaire de Mont-Laurier, elle a effectué ses études à l’extérieur avant de revenir dans son patelin en 2000. Après avoir travaillé en génie-conseil et à la MRC d’Antoine-Labelle dans les domaines de la sécurité incendie et de la gestion des matières résiduelles, elle a fait le grand saut dans le monde des affaires. Aujourd’hui, son entreprise roule grâce à une dizaine de personnes à temps plein et temps partiel. Un chiffre «au-delà de ses aspirations» de départ. «On est en train d’officialiser un pôle de service à L’Assomption et un autre au Témiscamingue», ajoute d’ailleurs l’entrepreneure avec une fierté non dissimulée.

«On fait un peu de privé, on fait aussi les institutions (…), mais le gros de notre clientèle, c’est vraiment les petites et moyennes municipalités», indique Mme Sigouin. La firme réalise des plans et devis, des études, analyse et plans d’intervention sur un tas d’enjeux différents (eau potable, eaux usées, voirie, égouts, sécurité incendie, gestion des matières résiduelles, …). «Il n’y a pas beaucoup d’enjeux techniques au sein d’une municipalité où on n’est pas impliqués, mentionne-t-elle. On fait aussi beaucoup de support administratif aux municipalités qui n’ont pas nécessairement toutes les ressources pour faire ce qu’elles ont à faire. (…). On les aide à aller chercher un maximum de subventions. C’est vraiment ce qui nous différencie en termes de firme de génie.»

«Il est à peu près temps qu’on se voit comme des femmes d’affaires»

«Je pense que pour accéder à un prix comme ça, tu ne dois pas être juste entrepreneure, estime Mme Sigouin. Tu dois aussi être impliquée dans ton milieu.»

Son combat, elle a décidé de le mener ici, à Mont-Laurier, auprès des professionnelles qui, comme elles, ont osé un jour se lancer en affaires.

«Jamais un homme va dire qu’il n’est pas un homme d’affaires, explique-t-elle. Mais beaucoup de femmes prétendent ne pas être des femmes d’affaires alors qu’elles le sont au même titre que les hommes. Ça, c’est un aspect qui m’interpelle beaucoup et j’ai le goût de faire rayonner les femmes d’affaires d’ici. Au-delà de ma mission d’entreprise, c’est une de mes missions personnelles de dire qu’il serait à peu près temps qu’on se voit comme des femmes d’affaires; que celles qui gèrent une épicerie, un dépanneur, une pourvoirie, ne soient pas juste dans l’ombre de quelqu’un, mais qu’elles soient aussi reconnues sur un pied d’égalité. Je ne suis pas une personne qui est féministe, mais je trouve ça plate qu’on ne se reconnaisse pas comme telles et qu’on n’accorde pas de valeur à ça.»

C’est notamment grâce à elle et avec l’appui de divers organismes locaux qu’un autobus partira de Mont-Laurier en direction du Mont-Gabriel (Sainte-Adèle) en octobre, où se tiendra un colloque de Femmessor. Co-présidente d’honneur de l’événement, Mme Sigouin s’en réjouit d’avance: «Je me rends compte que finalement, mes idées de promouvoir la femme d’affaires d’ici fait son bout de chemin et qu’on a un support du milieu pour réaliser ça».

«Je suis une femme d’affaires (…). Je n’ai jamais senti que ce que j’avais à apporter sur le marché du travail était moindre que ce qu’un gars pouvait apporter.» – Nathalie Sigouin

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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