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12 septembre 2018

Campagne électorale

Démocratie et gouvernance: les candidats répondent à nos questions

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Les candidats du PQ, du PLQ, de la CAQ et de QS répondent aux questions du Courant des Hautes-Laurentides en matière de santé et d’éducation. Prochain thème abordé la semaine prochaine : le développement régional et l’environnement (photo: pexels.com).
Les candidats du PQ, du PLQ, de la CAQ et de QS répondent aux questions du Courant des Hautes-Laurentides en matière de santé et d’éducation. Prochain thème abordé la semaine prochaine : le développement régional et l’environnement (photo: pexels.com).

Les candidats du Parti Québécois (PQ), du Parti libéral du Québec (PLQ), de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et de Québec solidaire (QS) dans la circonscription de Labelle répondent à nos questions concernant la démocratie et la gouvernance.

Question 1 : Êtes-vous à l’aise avec le processus actuel de nomination des membres du conseil d’administration du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides et pensez-vous qu’un seul siège pour la MRC d’Antoine-Labelle est suffisant?

Question 2 : On a parfois le sentiment que la MRC d’Antoine-Labelle ne reçoit pas sa juste part d’aides publiques par rapport au reste des Laurentides. Cette perception est-elle fausse selon vous? Sinon, que ferez-vous pour renverser la situation?

Question 3 : En 2017 et 2018, le gouvernement a finalement convenu d’honorer deux promesses demeurées en suspens depuis 2011, concernant l’élargissement de la route 117 et l’industrie de la motoneige. Pouvez-vous donner aux électeurs des garanties que de telles situations ne se reproduiront plus?

Sylvain Pagé, Parti Québécois

1. Il est toujours souhaitable d’obtenir plus de sièges au Conseil d’administration du CISSSL, mais cela ne garantit pas le changement. Il faut plutôt assurer une présence décisionnelle sur notre territoire. Non pas que les administrateurs actuels ne soient pas sensibles à notre réalité, mais force est de constater que l’ampleur de la tâche est titanesque. Le CISSSL compte 14 000 employés, un budget de 1,1G$! Nous devons compter sur une gouvernance locale sinon nos besoins risquent de s’y perdre. En attendant, continuons à défendre les intérêts de nos concitoyens par la mobilisation de notre Comité de Vigie.

2. Il faut remettre les choses en perspective: la MRC d’Antoine-Labelle n’était pas une région ressource et on a obtenu le statut et ses avantages; nous avions un Palais de Justice parmi les plus désuets au Québec, Mont-Laurier a maintenant un des plus moderne (18,5 M$); le premier projet d’asphaltage du Parc linéaire est celui des 89 km d’Antoine-Labelle; la première salle de spectacles conforme des Laurentides est celle de Mont-Laurier (16,5 M$); la plus gros projet d’Internet haute-vitesse au Québec est celui de la MRC d’Antoine-Labelle (48 M$); la réfection des Centres hospitaliers de Mont-Laurier et Rivière-Rouge totaliseront autour de 50 M$ d’ici cinq ans; la route 117 reçoit un investissement avoisinant les 200 M$. J’entends donc veiller à la réalisation de tous ces projets et continuer sur cette lancée…

3. Personne n’est à l’abri d’un changement de gouvernement et de ses choix, mais notre mobilisation est toutefois notre meilleure garantie.

Nadine Riopel, Parti libéral du Québec

1. Il est important que les enjeux propres à la MRC d’Antoine-Labelle soient adressés et la représentativité des différentes parties du territoire est bien évidemment un facteur à prendre en compte. La MRC d’Antoine-Labelle compose 5,8% de la population totale des Laurentides et est donc, techniquement, bien représentée.

2. La MRC d’Antoine-Labelle reçoit une bonne part d’aide publique. On peut penser à l’enveloppe supplémentaire de 45 670 110$ pour éliminer l’iniquité interrégionale en matière de financement. Lors de notre plus récent mandat, nous avons démontré être en mesure de balancer l’aide publique entre les nombreuses régions du Québec. Je suis cependant d’avis que je pourrais représenter encore mieux les intérêts de notre région si je suis élue.

3. Au cours des quatre dernières années, notre gouvernement a travaillé pour pérenniser le réseau de sentier de VHR qui s’est forgé une notoriété internationale extraordinaire. Nous avons démontré notre engagement en mettant de l’avant des investissements historiques de plus de 28 M$ en 2017-2018, dont 3 M$ pour compléter le sentier du petit train du Nord à Saint-Faustin-Lac-Carré. Ces investissements visent à avoir des sentiers sécuritaires et un réseau qui dure.

Chantale Jeannotte, Coalition avenir Québec

1. Le processus centralisé et politisé mis en place par les libéraux ne tient plus la route. Présentement, la plupart des membres du CA des CISSS sont nommés directement par le ministre de la Santé. C’est problématique: les membres ne veulent pas déplaire au ministre et ont peur de perdre leur poste s’ils vont à l’encontre de ses souhaits. Cela doit changer. De plus, un seul siège au Conseil n’est pas suffisant pour la MRC d’Antoine Labelle.

2. Il n’y a pas de fumée sans feu. Si la perception existe, c’est sans doute parce qu’il y a un fond de vérité. Le contexte politique des 15 dernières années y est certainement pour quelque chose. Labelle est dans l’opposition depuis trop longtemps. A la population, je dis «Donnez-vous la chance d’être au gouvernement avec nous de la CAQ».

3. Pour la CAQ, il est inacceptable de faire une joute politique avec la sécurité des citoyens des Hautes-Laurentides. Le projet faisait partie du Plan québécois d’infrastructures (PQI) en 2016 et il a été enlevé. On doit le réinscrire dans les meilleurs délais, avec des échéanciers réalistes. Nous ne sommes plus dans les études. La CAQ va agir dès la première année pour inscrire le projet au PQI.

Gabriel Dagenais, Québec solidaire

1. La vision libérale – partagée par la CAQ – de centraliser les pouvoirs dans les mains d’un seul homme, le Ministre, est dommageable pour le réseau de la Santé et des Services sociaux et dommageable pour notre région. Difficile de nier cette vision commune, ils se sont partagé l’homme en question: Dr Barrette! Quand le ministre nomme les administrateurs, sans leur laisser choisir la direction d’établissement, ça retire toute capacité du milieu à exiger des comptes sur la gestion locale. À l’opposé, Québec solidaire veut instaurer une approche respectueuse qui recentre les pouvoirs du Ministre sur les grandes orientations du Réseau et renforce les pouvoirs des CA locaux et leurs devoirs envers la population. Québec solidaire assurera aussi la présence de citoyen.nes et d’employé.es de manière à respecter une représentation diversifiée.

2. Les exemples de mépris des régions existent ailleurs qu’en Santé: abolir la concertation régionale, cesser le financement des centres locaux de développement, tenter de fusionner les commissions scolaires de St-Jérôme à Mont-Laurier (Libéraux), ou proposer de les sous-financer (CAQ), toutes des décisions néfastes empêchant que les services locaux collent à notre réalité régionale. Finalement, il est vrai que les Hautes-Laurentides ont été chroniquement sous-financées, à cause de la non reconnaissance de l’âge réel de notre population et à cause des services aux villégiateurs et touristes en plus de notre population résidente.

3. Pour conclure, Québec solidaire soutien le bureau de projet pour l’A-117 (…) et je tiens à saluer le travail impressionnant accompli par SOS 117 sur cette question.

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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