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8 août 2018

Grâce à l’homme d’affaires Jacques Marchand

L’Orchestre Symphonique de Laval découvre Mont-Laurier

Kathleen Godmer , journaliste

Grâce à l’homme d’affaires Jacques Marchand, Mont-Laurier a eu la chance de recevoir l’Orchestre Symphonique de Laval dirigé par Alain Trudel, ainsi que le pianiste Jean-Philippe Sylvestre (photo: gracieuseté – Benoît Ricard).
Grâce à l’homme d’affaires Jacques Marchand, Mont-Laurier a eu la chance de recevoir l’Orchestre Symphonique de Laval dirigé par Alain Trudel, ainsi que le pianiste Jean-Philippe Sylvestre (photo: gracieuseté – Benoît Ricard).

Dans le cadre de la 20e édition du Festival international Hautes-Laurentides, Alexandre Da Costa, directeur artistique, et Martine Cardinal, directrice générale, étaient enchantés d’avoir la chance de présenter L’Orchestre Symphonique de Laval, à l’Espace Théâtre, le 3 août dernier, devant une salle pleine et enthousiaste.

L’Orchestre Symphonique de Laval avec son chef et directeur artistique Alain Trudel, accompagnés du pianiste Jean-Philippe Sylvestre, ont interprété, lors de ce concert, un des derniers concertos pour piano de Mozart qui a été suivi de la légendaire symphonie no. 5 de Beethoven ainsi que d’une œuvre plus contemporaine du compositeur de renommée mondiale José Evangelista.

Les œuvres présentées ont été choisie parce qu’elles étaient facilement accessibles aux non initiés et permettaient au public de se familiariser doucement avec le classique.

L’homme d’affaires Jacques Marchand, président-directeur général du Collège Lasalle, grâce à qui le festival a pu présenter un tel concert, animait la causerie qui se tenait au début du concert. Il s’est entretenu avec le chef d’orchestre Alain Trudel pour expliquer et présenter le répertoire de ce grand concert. M. Marchand a aussi profité de l’occasion pour expliquer les raisons qui le motivent à endosser le rôle de mécène à l’égard du festival. Ce dernier désire ardemment aider les musiciens. Sans être un musicien, ni même un grand connaisseur de musique classique, il a compris que, par la musique, on pouvait transmettre émotions et bonheur. Ayant les moyens financiers et l’intérêt, il affirmait vouloir devenir, en aidant le festival, un promoteur de bonheur.

La causerie a aussi permis d’expliquer aux gens que même dans un concert classique, ils ont le droit de s’exprimer et d’applaudir, ce qu’ils ont fait généreusement tout au long de la soirée et qui a donné un côté magique à ce spectacle.

Beaucoup d’aide

Plus que satisfaite de cette soirée, Mme Cardinale expliquait que pour réussir à offrir ce concert pendant le festival, ils ont reçu beaucoup d’aide. Habituellement, déplacer un tel orchestre coûte des dizaines de milliers de dollars. Il faut comprendre que ce sont 60 musiciens qui se sont déplacé pour l’occasion.

«C’est en grande partie grâce à Jacques Marchand que nous avons pu faire venir ce concert. Il nous a tout simplement offert ce spectacle en défrayant les coûts qui s’y rattachaient: salaires, transport, union des artistes… En plus de tout ça, il a acheté une grande quantité de billets et il est allé dans les écoles, les organismes, il a contacté plusieurs personnes, pour remettre tous ses billets gratuitement afin de permettre aux plus de gens possible de découvrir ce qu’est un concert symphonique», expliquait la directrice générale.

Des musiciens impressionnés

«Les musiciens qui sont venus dans la région et pour qui, en majorité, ne connaissaient pas Mont-Laurier, ont été très impressionnés, a mentionné Mme Cardinal. Ils ne pouvaient pas croire à une telle qualité de salle, au professionnalisme de l’équipe technique de l’Espace Théâtre et à l’incroyable organisation. Ils ne savaient pas à quoi s’attendre en venant ici. Certains croyaient venir jouer dans une église, d’autres pensaient à une salle paroissiale, mais une fois sur place, ils ont tous été charmés. De plus, pour le concert, l’équipe technique avait installé des micros d’ambiance, ce qui a apporté un petit plus, une petite résonance qui a fait vibrer tout le monde. C’était formidable!»

Comme à l’époque

Pour l’occasion, la salle avait été installée de manière a ce qu’il n’y ait pas vraiment de scène. Les premières rangées de spectateurs étaient si près, qu’ils faisaient pratiquement partie de l’orchestre. L’arrangement rappelait la période où Mozart composait un concert et le présentait le soir même à la cour du roi. Sans micro, sans électricité, simplement à la lueur des bougies, on présentait le concert à un public composé de nobles qui était installé à petite distance des musiciens. Ce fut donc une expérience symphonique représentative de l’époque.

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Kathleen Godmer , journaliste

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