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16 mai 2018

Aéroport de Mont-Laurier

Une journée de formation ouverte au public

Un pilote effectue un atterrissage de formation. (Photo : Renaud Giraldeau – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Un pilote effectue un atterrissage de formation. (Photo : Renaud Giraldeau – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Une journée de formation ouverte au public et réunissant des pilotes de Gatineau, Joliette et Mont-Laurier a eu lieu le samedi 12 mai dernier à l’aéroport de Mont-Laurier, afin de sensibiliser la population aux opportunités de carrière dans cette industrie.

L’activité portes ouvertes se voulait une occasion de faire découvrir l’art du pilotage au public, tout en permettant le partage de connaissances sur des aspects précis de l’atterrissage de précision pour les pilotes participants. Les formateurs Gigi Shamba et Mathieu Blanchette évaluaient les pilotes en formation avec les critères d’atterrissages pour des vols commerciaux.

C’est qu’il y a environ 6 000 postes de pilote qui seront à pourvoir au Canada d’ici 2036, selon les estimations de l’Organisation de l’aviation civile internationale. En 2006, Air Canada exigeait de ses pilotes d’avoir 5 000 heures de vol comme critère d’embauche. Aujourd’hui, ce n’est que 2 000 heures qui sont requises. Selon Richard Valiquette de l’Association des pilotes et propriétaires d’aéronefs de Mont-Laurier (APPA Mont-Laurier), c’est le départ pour la retraite de la génération des «baby boomers» qui cause cette diminution des critères d’heures de vol requis à l’embauche des entreprises aériennes.

Ces impacts se font aussi sentir sur les écoles de pilotage: «Les entreprises viennent puiser chez les instructeurs pour trouver des pilotes, c’est pourquoi nous faisons cette journée, pour donner le goût du pilotage et montrer qu’il y a des emplois dans le domaine», confie M. Valiquette.

Un vent du sud-ouest compliquait légèrement la tâche des pilotes. «Ça va leur faire une bonne pratique», lançait à la blague Denis Éthier, qui évaluait au sol la précision de l’atterrissage. Plusieurs pilotes de divers horizons faisaient partie de la formation. L’évaluation de l’atterrissage faite au cours de la journée servira à orienter les meilleurs pilotes et leur démontrer qu’ils ont le potentiel pour poursuivre une carrière dans l’aviation.

Activité familiale

Une trentaine d’amateurs d’aviation, dont plusieurs familles, se sont déplacés pour l’évènement. Voler émerveille grands et petits et pour les gens présents l’activité semblait faire mouche.

«C’est une journée haute en couleur, notre garçon va peut-être piloter à travers les cumulus un jour, qui sait?», confiait Véronique Bouladier-Gagnon, présente dans la petite foule massée le long de la piste d’atterrissage 08-26. Les avions étaient proches de la foule et toujours en mouvement.

15 pilotes effectuaient chacun trois atterrissages d’évaluation. Le public présent a donc pu assister à 45 atterrissages et décollages au cours de cette journée.

L’instructeur principal de la journée, Gigi Shambal, de l’Académie d’aviation de Joliette, a parlé de l’importance de rejoindre les gens, grands et petits. Selon lui, être pilote d’avion est à la portée de tous, mais plusieurs voient cet emploi comme un rêve inaccessible. «On espère que ça donnera le gout à des gens qui doutent», conclut-il.

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