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15 mai 2018

Programme d’aide financière temporaire VHR

Les Sultans et l’Aiglon reçoivent plusieurs milliers de dollars

Les motoneigistes devront emprunter une nouvelle piste au nord du chemin Guénette, à Lac-Saguay, afin de rejoindre le parc linéaire (TQ 63) (montage - Le Courant des Hautes-Laurentides).
Les motoneigistes devront emprunter une nouvelle piste au nord du chemin Guénette, à Lac-Saguay, afin de rejoindre le parc linéaire (TQ 63) (montage - Le Courant des Hautes-Laurentides).

Les clubs de motoneige les Sultans de Mont-Laurier et l’Aiglon de Chute-Saint-Philippe recevront respectivement 12 817,50$ et 45 000$ pour faire quelques interventions sur leurs sentiers.

De l’enveloppe totale de plus de 10 millions de dollars allouée au Programme d’aide financière temporaire VHR, qui était en vigueur jusqu’au 31 mars 2018, près de 500 000$ ont été distribués parmi les clubs de motoneige des Laurentides.

Les Sultans: 12 800$ pour débroussailler les pistes

Les 12 817,50$ alloués au Club de motoneige Les Sultans serviront à débroussailler quelque 44 km dans les sentiers 225, 227 et 228, qui donnent accès au site du Parc régional Montage du Diable et aux pourvoiries situées plus au nord.

Le président des Sultans se dit satisfait de cette aide de Québec, d’autant plus que le secteur du PRMD est «très achalandé parce que c’est un point d’observation et un point touristique important pour les VHR».

«C’était la troisième année que je demandais cette subvention», confiait au Courant le président des Sultans, Jacques Lafleur. Chaque année, «la nature envahit petit à petit les sentiers», ce qui réduit du même coup leur largueur et nuit à la visibilité et la sécurité des usagers.

«Les courbes sont à risque, parce qu’il y en a qui tournent à 60º, d’autres à 90º ou presque» et lorsque la flore se densifie et s’immisce sur la piste, il devient plus difficile de prévoir si l’on y croisera une autre machine.

«Le ministère nous alloue un montant pour justement augmenter la visibilité dans les courbes, augmenter la largueur de roulement, parce que […] plus la surface de roulement est étroite, plus il y a des risques d’accident», disait-il.

Il soulignait aussi que les quads, ou côtes à côtes, gagnent en popularité et «mesurent 62 pouces de large», comparativement aux bons vieux quatre-roues qui en «mesuraient 48 pouces». Comme ses «sentiers sont utilisés trois saisons par les quads, et la quatrième saison par les motoneiges», M. Lafleur croit qu’il est d’autant plus important de les ramener à leur largueur d’origine, adéquate même pour les côtes à côtes.

L’Aiglon: 45 000$ pour terminer la relocalisation d’une partie de la TQ53

Après avoir perdu son droit de passage sur un terrain privé du chemin Guénette, à Lac-Saguay, le Club de motoneige l’Aiglon de Chute-Saint-Philippe a dû relocaliser la Trans-Québec (TQ) 53 au nord de ce chemin et créer un nouvel accès au parc linéaire, la TQ 63.

Le trajet original, qui passait au sud du chemin Guénette, était d’environ 2,7 km. Le nouveau tracé mesurera près de 4 km puisqu’il fait plusieurs détours au nord du chemin.

Jean-Claude Raymond, administrateur Laurentides à la Fédération des Clubs de Motoneigistes du Québec (FCMQ) et ancien président de l’Aiglon, rapporte que «le gros du travail» a été fait l’an passé, mais qu’on doit encore poser quelques panneaux de signalisation et ponceaux pour que le tout soit sécuritaire.

La subvention de 45 000$ couvrira environ 80% de la facture de cette relocalisation, le club en assumant la balance. M. Raymond accueille positivement cette aide gouvernementale, sans laquelle le club n’aurait pu relocaliser la TQ 53. Il explique que «l’Aiglon a 355 km [de sentiers] et il n’a pas assez de membres et de revenus financiers» pour les entretenir, donc il doit toujours «quémander de l’argent».

Dans 90% des cas, les propriétaires terriens, qu’ils soient agriculteurs, entrepreneurs forestiers ou autres, donnent au Club l’Aiglon le droit de passer sur leurs terrains.

Certains exigent toutefois une rétribution, et c’est justement parce que «le propriétaire terrien demandait un montant trop élevé» qu’on a décidé de redessiner le tracé de la TQ 53. Jean-Claude Raymond croit qu’il «n’y a pas un club qui a les moyens financiers» de payer des droits pour tous ses sentiers et tenait à remercier ceux qui les leur donnent sans intérêt pécuniaire.

«L’activité de motoneige, s’il n’y avait pas du bénévolat, ça ne pourrait pas exister, ou ça existerait, mais pas à cette échelle-là, affirme M. Raymond. On n’aurait jamais construit le réseau de sentiers si on n’avait pas eu des propriétaires terriens pour nous aider, nous supporter, nous donner des droits d’accès à leurs terres.»

«S’il faut commencer à payer pour des droits de passage, mon cher monsieur, on va fermer le club, même tous les clubs.» - Jean-Claude Raymond, administrateur Laurentides à la FCMQ

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