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11 avril 2018

Auteur-compositeur -interprète

Antoine Mainville

Parce que dans les craques se cachent parfois de petits trésors. Il me fait grand plaisir de vous partager mes trouvailles, des artistes de la chanson souvent peu connu(e)s du grand public et qui méritent toute votre attention. Mélomanes et amoureux de la chanson francophone, ceci est pour vous.

J’avais envie de sortir un peu de ma zone de confort pour la chronique du mois d’avril. Je vous ai déniché un groupe de musique qui ne vous laissera pas indifférents. Je vous parle aujourd’hui du groupe Perdrix. Non. Il ne s’agit pas d’une douce musique pour attirer des petites poules sur votre terrain. Vous risqueriez de les traumatiser.

Perdrix est une formation assez récente (2014) constitué d’Arthur Bourdon-Durocher (batterie), Agathe Dupéré (basse et voix), Alexandre McGraw (guitare), Guillaume Mansour (guitare), Mariève Harel-Michon (voix, claviers) et Mélanie Harel-Michon (voix). Ils ont fait apparition en 2016 dans le cadre des Francouvertes. Cette année, c’est au Cabaret le Festif qu’ils ont offert leurs créations. Le groupe vient tout juste de sortir leur premier album complet: Rock poutine.

De la musique forte en gras trans ? Pas vraiment. De la musique pour gourmands? Peut-être. De la musique qui goûte bon dans l’oreille? Oui! Des frites salées comme le rock. De fromage scouick scouick progressif. Le tout recouvert d’un bon «groovy». Aussi bien vous le dire, ils sont assez éclatés ces jeunes gens. Leur proposition, plutôt singulière, mérite qu’on s’y intéresse. Je me suis laissé séduire par le vidéoclip de leur chanson Zombielove, qui témoigne à merveille de toute l’autodérision que dégage l’album Rock poutine. J’aime ressentir ce qui émane des projets libres de convention. J’aime qu’on aborde des thèmes qui pourraient difficilement être abordés sans l’énergie de la désinvolture. Une musique rafraîchissante qui donne envie de bouger et de boire quelques bières. Ou de chevaucher la moppe le dimanche avant-midi.

Les textes font plus sourire et que réfléchir. Ça va de soi. Personnellement, je trouve que la pièce Dans ta face (D.T.F.) manque un peu de profondeur par rapport au reste de l’album. Une approche directe et plus provocatrice que drôle. Ça m’a moins plu. Les autres sujets nous surprennent et les angles choisis font généralement en sorte que ça passe très bien. La réalisation de l’album revient à Navet Confit, qui a plus d’un projet derrière la cravate. Un choix judicieux qui se témoigne par des arrangements surprenants: une touche électro bien dosée qui est définitivement un plus-value, des guitares profondes et parfois saturées à souhait, des effets sur à peu près tout ce qu’on entend. Une batterie et une basse qui s’écoutent. Bravo. Quant à elles, les sœurs Harel-Michon ne font qu’une seule voix. J’y ai entendu par-ci par-là Klo Pelgag nous faire coucou.

En bref, un album excentrique, aussi réfléchi qu’écervelé servi sur un napperon de délicatessen par des musiciens franchement talentueux.

Vous pouvez écouter et acheter l’album de Perdrix ici :

https://perdrix.bandcamp.com/album/rock-poutine

CHRONIQUE

musicale

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Antoine Mainville