Suivez le courant!       819 623-7374
Partager:
8 janvier 2018

Recensement canadien de 2016

Le chômage demeure plus élevé dans Antoine-Labelle

Dans la MRC d’Antoine-Labelle en 2016, les taux d’activité et d’emploi se situaient respectivement à 51,3 % et 45,5 %, comparativement à 64,1 % et 59,5 % à l’échelle québécoise (photo : Alexandre Dubé - Le Courant des Hautes-Laurentides).
Dans la MRC d’Antoine-Labelle en 2016, les taux d’activité et d’emploi se situaient respectivement à 51,3 % et 45,5 %, comparativement à 64,1 % et 59,5 % à l’échelle québécoise (photo : Alexandre Dubé - Le Courant des Hautes-Laurentides).

Bien que le travail saisonnier y soit pour beaucoup, le taux de chômage de la MRC d’Antoine-Labelle demeure bien au-dessus de celui du Québec. En 2016, Statistique Canada recensait 1 705 chômeurs dans les Hautes-Laurentides, pour un taux de chômage de 11,2 %, alors que celui du Québec était de 7,2 % à l’époque.

Comme c’est le cas à l’échelle provinciale, le taux de chômage chez les hommes est plus élevé que chez les femmes dans la MRC d’Antoine-Labelle. En effet, les hommes présentaient un taux de chômage de 14,7 % (1 160 chômeurs) en 2016 alors que celui des femmes avoisinait celui du Québec à 7,5 % (545 chômeuses). À noter que le taux de chômage québécois a chuté à 5,9 % à la fin de 2017, ce qui laisse présager que celui de la MRC d’Antoine-Labelle pourrait avoir fait de même.

D’après le directeur général de Zone Emploi d’Antoine-Labelle, Stéphane Gauthier, également président de la Fondation du Centre collégial de Mont-Laurier et du Centre local de développement (CLD) d’Antoine-Labelle, Stéphane Gauthier, c’est « La structure de notre marché du travail » qui expliquerait que le taux de chômage de la MRC d’Antoine-Labelle soit plus élevé que celui du Québec. « On est une région forestière et, comme dans toutes les régions ressources, notre taux de chômage fluctue en fonction de l’état de ce secteur d’activité », explique-t-il.

Moins de la moitié des travailleurs le sont à temps plein

Des 16 455 personnes ayant travaillé en 2015, qui représentent seulement 55,6 % de la population âgée de 15 ans et plus de la MRC d’Antoine-Labelle, 6 940 l’ont fait à temps plein, soit 42,2 % des travailleurs. Les 9 515 autres travailleurs n’auraient été actifs qu’une partie de l’année ou à temps partiel. À titre comparatif, 47,3% des travailleurs québécois œuvraient à temps plein en 2015, alors que 52,7 % ne le faisaient qu’à temps partiel ou de façon saisonnière.

« C’est certain qu’il faut viser à améliorer cette statistique, mais encore une fois le travail saisonnier explique une partie de cette donnée, affirme M. Gauthier. De plus, le travail au noir, qui est assez présent dans la MRC, nuit à cette statistique. »

Un chômage élevé dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre

Faisant référence à des données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), M. Gauthier avertit que les Hautes-Laurentides, comme bon nombre de sociétés occidentales, connaîtront un déclin de leur main-d’œuvre disponible dans les prochaines années.

« Le bassin potentiel de main-d’œuvre (15 à 64 ans) de la MRC d’Antoine-Labelle devrait décroître annuellement jusqu’en 2032, relate-t-il. Le nombre de personnes de 15 à 64 ans passerait de 23 777 en 2011, à 18 815 en 2032. » Il se veut rassurant en affirmant, toujours selon les projections de l’ISQ, que « la population de 15 à 64 ans devrait croître de nouveau entre 2032 et 2036 ».

M. Gauthier voit tout de même du positif dans cette situation puisqu’« Un taux de chômage élevé signifie qu’il y a un bassin de personne qui se cherche du travail, ce qui est intéressant pour les entreprises puisqu’elles peuvent compter sur ceux-ci pour [combler les postes vacants]. Par contre, il y a souvent un problème d’adéquation entre la main-d’œuvre disponible et les besoins des employeurs. »

« Les chômeurs gagneraient à profiter des programmes offerts par Emploi Québec afin de compléter une formation qualifiante qui leur permettra d’accéder au marché du travail de façon durable, ajoute M. Gauthier. Il y a des ressources dans la région qui sont disponibles pour les aider à effectuer un choix qui leur convienne. »

Quelques statistiques en vrac

Les travailleurs des Hautes-Laurentides auraient travaillé en moyenne 40,7 semaines en 2015, soit deux de moins que la moyenne provinciale, qui se situe à 42,5 semaines de travail par an. Le taux d’activité (personnes actives dans la population âgée de 15 ans et plus) de la MRC d’Antoine-Labelle serait en retard de 12,8 points de pourcentage sur le Québec, s’établissant à 51,3 %, contre 64,1 % au niveau de la province. Le taux d’emploi (personnes occupées dans la population âgée de 15 ans et plus) est quant à lui en retard de 14 %, se fixant à 45,5 % dans la MRC d’Antoine-Labelle et à 59,5 % à l’échelle provinciale.

Partager: