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29 décembre 2017

Bye bye 2017 !

Frédéric Bérard

chronique juridique

Sais pas trop pour vous, mais il me semble difficile de concevoir comment 2017 pourrait, un jour ou l’autre, passer à l’histoire politique.

Parce que si les derniers 365 jours ont amené quelques surprises, pensons évidemment à la victoire de Valérie Plante sur Denis Coderre, reste que le bilan se veut plutôt incolore, sans saveur.

La scène québécoise, d’abord.

On a vu les libéraux réinvestir massivement dans les programmes sociaux ce qui, par la force des choses, serait une excellente nouvelle. Le hic ? Que ce nouveau fric peinera à pallier les dommages causés par leurs coupes des dernières années. Particulièrement en région.

La CAQ, maintenant. Plusieurs en parlent comme la grande surprise. Vraiment ? Mais pour quelles raisons ? La première, voire pratiquement la seule : elle profite de l’écoeurantite de la population face aux libéraux. Et reste à voir si celle-ci tiendra jusqu’à l’élection.

Le PQ ? Une catastrophe, disons-le franchement. Loin, très loin derrière la CAQ chez les francophones, les appuis au parti de René Lévesque se situent actuellement sous la barre symbolique du 20%. Pire encore, plus de la moitié des péquistes (51%) considèrent que leur chef Lisée ne serait pas le meilleur premier ministre disponible. Quand ça va mal…

Enfin, on pensait que l’effet Nadeau-Dubois, tout juste débarqué à l’Assemblée nationale, allait assurer à Québec solidaire une certaine remontée dans les sondages, bouffant particulièrement le terrain électoral du PQ. Si une telle remontée a effectivement eu lieu, disons que celle-ci fut pour le moins éphémère.

Sur la scène fédérale ?

Pas grand-chose à signaler. Après deux ans au pouvoir, le citoyen attend toujours quelconque réforme d’envergure. La légalisation du cannabis ? Ok, sauf que le trouble propre à celle-ci sera assumé par les provinces, et non le fédéral. Quoi d’autre ? Rien. Sauf des excuses (méritées, cela dit), aux autochtones et aux LGBTQ, des larmes, un habit de Superman en pleine Chambre des communes, des bas à l’effigie de Chewbacca lors d’une importante réunion du G8 et, bien évidemment, des égoportaits à profusion.

Morale de l’histoire : ce gouvernement passe essentiellement sa vie à penser au prochain coup de relations publiques, mais est absolument dépourvu de substance. Avec la remontée des Conservateurs dans les sondages, et l’arrivée de Singh à la tête du NPD, Justin et sa bande devront y voir. Parce que la patience de l’électorat a, fort possiblement, des limites.

En bref, tant d’un point de vue québécois que fédéral, le bilan politique de 2017 est d’une mornitude complète. À dormir debout. Aucun projet de société, aucune envergure, et rien pour faire rêver. Ils proposent quoi, au fait, nos partis politiques ? Même le PQ a mis sur la glace l’article premier de son programme, soit celui visant à réaliser l’indépendance.

Peut-être, et c’est à souhaiter, que l’enthousiasme et l’audace de Valérie Plante (pensons à la fameuse « ligne rose ») sauront contaminer ses collègues politiciens, peu importe le palier. À voir.

Je profite enfin de l’occasion, chèr(es) lecteurs et lectrices afin de vous souhaiter mes meilleurs vœux en ce temps des Fêtes. Au risque de me répéter, il s’agit d’un réel plaisir pour moi d’écrire en ces pages et de rester, par procuration, en contact avec mon patelin. Que 2018 en soit une bonne !

« En bref, tant d’un point de vue québécois que fédéral, le bilan politique de 2017 est d’une mornitude complète. À dormir debout. »

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Frédéric Bérard