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13 octobre 2017

Développement économique

Daniel Bourdon veut revoir les mandats du CLD

Tout juste élu maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon veut s’asseoir avec les dirigeants du CLD pour revoir la stratégie de développement économique (photo : archives - Le Courant des Hautes-Laurentides).
Tout juste élu maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon veut s’asseoir avec les dirigeants du CLD pour revoir la stratégie de développement économique (photo : archives - Le Courant des Hautes-Laurentides).

Si lorsqu’en 2015 le gouvernement provincial s’est désinvesti des centres locaux de développement (CLD) et que la Ville de Mont-Laurier et la MRC d’Antoine-Labelle ont décidé de récupérer cet « outil de développement économique » on lui a dit que l’on « n’avait pas à en discuter au conseil puisque ça ne [les] regardait pas », le nouveau maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon, compte bien s’asseoir avec le CLD afin de voir « de quelles façons on pourrait améliorer la recherche de nouvelles entreprises ».

En 2015, Daniel Bourdon avait demandé que le conseil municipal ait une discussion avant que la Ville n’investisse plus de 160 000$ annuellement dans le CLD d’Antoine-Labelle. Il souhaitait que « les membres du conseil municipal de Mont-Laurier puissent [en] discuter » pour déterminer s’ils voulaient conserver la même formule ou si cette somme aurait pu être utilisée autrement.

On lui a répondu à l’époque que l’on « n’avait pas à en discuter au conseil puisque ça ne regardait pas » les conseillers municipaux, mais le nouveau maire considère que « lorsqu’on investit de telles sommes, il est important, après nombre d’années, de revoir le dossier » et d’essayer de maximiser le travail des employés du CLD.

M. Bourdon ne croit pas que la sollicitation d’entreprises figure parmi les mandats de cet important « outil de développement économique », mais il souhaite « convaincre les autres maires et mairesses qu’il faut absolument changer le plan d’action du CLD ». Il veut donc « regarder avec [le CLD] de quelles façons ont pourrait améliorer la recherche de nouvelles entreprises » et il pense également « qu’il faut regarder la structure actuelle [du CLD], regarder si elle est efficace et de quelles façons on pourrait l’améliorer ».

Frédéric Houle ouvert à discuter

Le directeur général du CLD d’Antoine-Labelle, Frédéric Houle, semble ouvert à recevoir les commentaires du nouveau maire de Mont-Laurier et s’« engage [d’ailleurs] à aller rencontrer chacun des conseils municipaux lors d’une rencontre privée pour présenter ce qui se passe au CLD, leur demander des pistes d’améliorations et développer un modus operandi pour travailler avec eux ».

Il rappelle toutefois que « c’est le conseil d’administration (CA) du CLD qui détermine les orientations » de l’organisme. Le CA étant composé de huit maires et de sept citoyens provenant de plusieurs milieux (affaires et finances, éducation et santé, organismes communautaires, agriculture, foresterie, tourisme et culture), M. Bourdon devra concentrer ses efforts à convaincre ses homologues du conseil des maires de la MRC du bien-fondé de sa stratégie de développement économique.

Lorsqu’on lui demande s’il y aurait place à amélioration dans la structure du CLD, Frédéric Houle, répond que « c’est certain qu’il y a des choses à améliorer parce que lorsqu’on ne s’améliore pas, on recule ».

La sollicitation d’entreprises à l’extérieur « c’est relativement dispendieux » selon M. Houle

Le directeur général du CLD, qui a déjà eu l’occasion de travailler en prospection internationale par le passé, croit que « c’est relativement dispendieux » d’attirer des entreprises à s’implanter sur notre territoire. Il explique que, si le CLD ne fait que très peu de démarches pour attirer des entreprises dans les Hautes-Laurentides, c’est « simplement à cause d’un choix d’affectation de ressources, dans un contexte de ressources limités et de besoins illimités ». Il ajoute que les ressources du CLD sont encore plus limitées depuis 2015 : « Avec les coupures budgétaires qu’on a subies, on a dû réduire notre équipe pratiquement du quart ».

À l’heure actuelle, la « technique [du CLD] pour la prospection à l’extérieur du territoire » consiste à entretenir les « réseaux de contacts » de ses employés pour rester à l’affut des opportunités. Il concède cependant que c’est « une stratégie très très légère, et [que] quand on a une stratégie légère, on a des résultats légers ».

« C’est une stratégie très très légère, et quand on a une stratégie légère, on a des résultats légers. » - Frédéric Houle, dg du CLD

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